AU BOULOT ! TRAVAIL & CREATION
 

Le projet

Le travail, expérience culturelle majeure, vit des mutations qui travaillent profondément la société. La création entretient avec lui de curieux rapports.

Un Sourire de Toi… explore, jusque fin 2007, ce qui se joue entre les deux univers du TRAVAIL et de la CREATION.

Manifestation à ambition interrégionale puis européenne, l'action 2006-2009 du projet se compose :


- d’un colloque le 12 février 2007 au cours de l'événement "Et voilà le travail, les bâtisseurs", du 1er au 18 février à Aubervilliers
- de la mise en place d'ateliers de travail itinérants (Rhône-Alpes, Lorraine, Nord-Pas-de-Calais, PACA, Bretagne)
- de la création d'une exposition grand public en Ile de France et dans les régions partenaires (fin 2008-début 2009)
- de la publication d'un ouvrage
- du lancement d'une plateforme internet pérenne et d'outils de communication
- de la mise en place d'un programme de rencontres itinérantes

 

Ce projet permettra de : 


- Valoriser
les actions existantes concernant le travail et la création hier et aujourd'hui, concernant la mémoire du travail et sa transmission
- Répertorier les pratiques et partager les acquis d'expériences
- Fédérer les acteurs, faire connaître leurs travaux et stimuler des rencontres débouchant sur de nouvelles actions collectives
- Mutualiser des moyens, des outils

     
       

Participez !

Vous êtes intéressé par le projet Travail et création, n'hesitez pas à le nourrir de vos connaissances : réseau, création, créateurs, partenaires

Présentation

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Samedi 4 novembre 2006
Aimer, s'aimer, nous aimer
Bernard Stiegler
Éditeur Galilee, 2003

La violence et l'insécurité dans lesquelles nous vivons - aussi exploitées qu'elles puissent être fantasmatiquement, voire manipulées de manière délibérée - relèvent avant tout d'une question de narcissisme, et sont le fait d'un processus de perte d'individuation. Il s'agit de narcissisme au sens où un homme comme Richard Durn, assassin d'un nous - assassiner un conseil municipal, représentation officielle d'un nous, c'est assassiner un nous - souffrait terriblement de ne pas exister, de ne pas avoir, disait-il, le " sentiment d'exister " : lorsqu'il tentait de se voir dans une glace, il n rencontrait qu'un immense néant.
C'est ce qu'a révélé la publication d son journal intime par Le Monde.
Durn y affirme qu'il a besoin de " faire du mal pour, au moins une fois dans [sa] vie, avoir le sentiment d'exister ". Richard Durn souffre d'une privation structurelle de ses capacités narcissiques primordiales. J'appelle " narcissisme primordial " cette structure de la psychè qui est indispensable à son fonctionnement, cette part d'amour de soi qui peut devenir parfois pathologique, mais sans laquelle aucune capacité d'amour quelle qu'elle soit ne serait possible. Freud parle de narcissisme primaire, mais cette expression ne correspond pas tout à fait à ce dont je parle : elle désigne l'amour de soi infantile, une époque précoce de la sexualité. Freud parle aussi de narcissisme secondaire, ce qui survient à l'âge adulte, mais il ne s'agit encore pas de ce que je nomme le narcissisme primordial, qui est sans doute plus proche de ce que Lacan désigne dans son analyse du " stade du miroir ". Il y a un narcissisme primordial aussi bien du je que du nous : pour que le narcissisme de mon je puisse fonctionner, il faut qu'il puisse se projeter dans le narcissisme d'un nous. Richard Durn, n'arrivant pas à élaborer son narcissisme, voyait dans le conseil municipal la réalité d'une altérité qui le faisait souffrir, qui ne lui renvoyait aucune image, et il l'a massacrée.
Samedi 4 novembre 2006
Le développement insoutenable
Pour une conscience écologique et sociale
Stéphane Bonnevault
Éditions du Croquant (Collection Turbulences), 2004


Préface de Marie-Dominique Perrot, professeur à l?Institut universitaire d'études du développement, à Genève

Dernier cri du credo économique, le développement durable est sur toutes les lèvres. Tout le monde ne jure plus que par lui, l'économiquement correct, dans un consensus qui devrait pourtant nous alarmer. Si personne n'échappe au développement, c'est que l'Occident s'est permis d'embarquer sans crier gare le reste du monde dans sa croisière aberrante, la croissance économique à tout prix, sans se soucier des lendemains - qu'il est loin de faire chanter, sinon pour quelques rares privilégiés. Devrions-nous laisser compromettre ainsi l'avenir de la planète pour que certains puissent assurer impunément leur délire de maîtrise de la nature et assouvir les désirs de leur gigantesque ego économique ? Il n'y a de durable que la folie de cette fuite en avant, à moins de redresser au plus tôt la barre et de remettre l'économie à sa place réelle, juste et responsable, dans un projet viable pour l'homme, tous les hommes, et leur environnement.

Stéphane Bonnevault a suivi une double formation de sciences économiques et sociales (spécialisation en économie du développement), et de sociologie à l?université Pierre Mendès-France de Grenoble. Il a mené ses travaux dans le cadre du DEA de « Recherches comparatives sur le développement » sous la direction de Jacques Sapir, à l'école des hautes études en sciences sociales (EHESS-Paris).
Intrigué, à l'origine, de voir s'enflammer la cote du concept de « développement durable » sur le « marché des idées », il questionne en amont l'évidence du bien-fondé de notre fameux développement. Son essai Développement insoutenable. Pour une conscience écologique et sociale est l'aboutissement de cette démarche.

Pour plus d'informations

par Editions du Croquant publié dans : Bibliographie
Samedi 4 novembre 2006

Le nouvel esprit du capitalisme

Luc Boltanski et Eve Chiapello
Édition Gallimard (26 octobre 1999)
Ce livre est né du trouble suscité par la coexistence d'une dégradation de la situation économique et sociale d'un nombre croissant de personnes et d'un capitalisme en pleine expansion.
Pourquoi la critique du capitalisme, si vive dans les années soixante, se réduit-elle aujourd'hui à des invectives incapables de proposer des voies alternatives ? Les changements du capitalisme sont-ils inéluctables et si bénéfiques ? Pourquoi ce "désarroi idéologique" ?

S'inspirant de la problématique de Max Weber, les auteurs montrent que de nouvelles valeurs, inspirant les discours du management, ont rendu tolérable et permis la réussite de ce nouveau capitalisme fondé sur l'initiative des salariés et l'autonomie de leur travail. Ce "nouvel esprit du capitalisme" a en particulier incorporé la "critique artiste" qui s'était épanouie en mai 1968 en revendiquant "une exigence de libération, d'autonomie et d'authenticité" que le capitalisme hiérarchisé et aliénant ne pouvait satisfaire. Cette somme qui brasse avec bonheur les apports des différentes sciences sociales s'adresse à un public averti. En montrant combien à chaque âge du capitalisme celui-ci a besoin d'une idéologie qui légitime ses pratiques, les auteurs en appellent à une relance de la critique pour limiter son expansion démesurée.
par Gery Dumoul publié dans : Bibliographie
Lundi 2 octobre 2006
" Objets - chômages " : une invitation à témoigner autrement en demandant à des personnes de choisir un objet qui symbolise pour elles leur vécu du chômage et en écrivant sur une étiquette pourquoi elles avaient choisi cet objet.
Les premiers objets chômages étiquetés ont été exposés au Musée de l’Homme à Paris, en février 2004. De cette exposition " Pauvres de nous, une expo pour agir " (organisée par Emmaüs), a émergé l’idée de la création d’un livre de photographies, actuellement en cours de réalisation. Ceci afin de diffuser plus largement ces témoignages, et sensibiliser le public sur ce que vivent les demandeurs d’emplois, au-delà du cercle des acteurs de la lutte contre l’exclusion et le chômage. Je suis allée à la rencontre de ces femmes et de ces hommes entre 24 et 67 ans, à Paris et en province, dans le lieu qu’ils ont choisi : leur lieu de vie, ou un lieu qu’ils affectionnent particulièrement. Un endroit qui est en lien avec la puissance évocatrice de l’objet, soigneusement choisi et pensé.
par les sourires publié dans : Bibliographie
Mercredi 31 mai 2006
L'industrie source d'inspiration de l'oeuvre d'art
Raymond Rochette, dessins
Éditions Ecomusée de la Communauté Urbaine Le Creusot-Montceau, 1997


"L'industrie, source d'inspiration de loeuvre d'art, voilà qui va surprendre, nos habitudes nous portent en effet à unir l'oeuvre d'art soit à la nature, soit à l'homme évoluant dans son milieu naturel."
 

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