Le programme définitif du premier rendez-vous de REGARDS SUR LE TRAVAIL de la saison des 7 et 8 MARS est en ligne sur www.regardssurletravail.be
LIP 1973-1976 - Retour sur la lutte
Il y a trente-cinq ans débutait à l’usine LIP de Besançon l’une des grèves ouvrières la plus emblématiques de l'après 68. Un mouvement de lutte incroyable, qui a duré plusieurs années, mobilisé
des foules entières en France et en Europe, multiplié les actions illégales originales sans céder à la violence, porté la démocratie directe et l'imagination à incandescence. C’est une grève qui
même ici a bouleversé la manière de concevoir la lutte et porté l'espoir et les rêves de toute une génération.
« Si le conflit LIP a tant marqué les mémoires, c’est sans doute parce qu’il a cherché à prolonger le mot d’ordre étudiant de mai 68 qui proposait de "mettre l’imagination au pouvoir" et de
joindre l’utopie à l’agréable. Les acteurs de cette épopée n’étaient pas des héros. Ils ouvraient simplement des brèches dans le possible, ils montraient une voie. Ils inventaient au jour le jour
une nouvelle façon de vivre ensemble, radicale, limpide. En même temps que du rêve, ils créaient de l’émotion. A leur insu, évidemment, tout occupés qu’ils étaient à se battre. » (Ch.Rouaud,
Cinéaste).
Vendredi 7 mars 2008 à 20h30 - Espace Delvaux
L'AFFAIRE LIP de Dominique Dubosc
Samedi 8 mars 2008 à 18h00 - Espace Delvaux
LES LIP, L'IMAGINATION AU POUVOIR de Ch. Rouaud
Samedi 8 mars 2008 à 20h30 - Espace Delvaux
FRERES DE LIP de Thomas Faverjon
précédé de
LIP PUISQU'ON VOUS DIT QUE C'EST POSSIBLE film collectif monté par Chris Marker.
APPEL A CEUX QUI ONT CONNU LIP / PROJET D'EXPO
Durant les deux jours de projections/débats, nous mettons une vitrine d’exposition à votre disposition pour accueillir tout objet, tract, photo, affiche, montre, etc, souvenir de cette lutte qui
a tant marqué les esprits ici.
Merci de me contacter si vous avez des choses à montrer (Javier 0495/43.42.59).
Et en plus… toute personne portant au poignet une montre LIP achetée à l’époque, rentre gratuitement dans la salle…
Le P'tit Ciné
Javier Packer-Comyn
rue du fort, 5 - 1060 Bruxelles - Belgique
tél : 00 32 (0)2 538.17.57
leptitcine(at)belgacom.net - contact(at)leptitcine.be
www.leptitcine.be / www.regardssurletravail.be
Le département de Vaucluse, l'association départementale danse et musique Vaucluse (ADDM), Activ Conseil, Anpe Culture Spectacle et la Scène nationale de Cavaillon organisent les 1ères rencontres européennes à Avignon, les 26 et 27 mars.
Les deux journées sont placées sous la bannière du programme d'initiative communautaire Equal qui a pour but de lutter contre toute forme de discrimination et d'inégalité dans le monde du travail et de l'emploi en Europe.
La première journée sera consacrée à :
L'emploi dans le spectacle vivant : synergies et initiatives sous forme de trois tables rondes :
Nouveaux territoires de diffusion artistique : illusion ou réalité ? ;
La mutualisation de l'emploi : un atout pour professionnaliser et structurer le secteur ;
Être professionnel du spectacle vivant : de la vocation à l'emploi.
Elle se tiendra à l'Espace Jeanne Laurent situé dans le Jardin des Doms jouxtant le Palais des papes, de 9h à 18h. À 20h, un spectacle, Le chemin se fait en marchant, du théâtre du mouvement, au Théâtre des Hivernales (entrée libre dans la limite des places disponibles).
La seconde, de 8h30 à 18h, avec les élus du conseil général de Vaucluse, abordera le sujet suivant :
L'emploi culturel et l'Europe, décliné en :
Des initiatives pour renforcer l'accès à l'emploi ;
La nouvelle programmation FSE ;
L'Europe et la Culture : quels soutiens pour quels projets ? ;
L'Union européenne encourage l'innovation.
Elle aura lieu dans la salle du Petit Louvre (23, rue Saint Agricol, 84000 Avignon).
Vous trouverez les programmes détaillés des deux journées ainsi que les bulletins d'inscription (un pour chaque journée) sur la pagewww.addm84.fr/addm/index.php
Les bulletins sont à retourner avant le 20 mars, par fax au 04 90 16 19 24, par courriel à marie-josee.mas@cg84.fr ou par courrier à l’adresse suivante : Conseil général de Vaucluse, Direction insertion politique de la ville et de la jeunesse, Mission emploi formation, 6, boulevard Limbert, BP 90958, 84092 Avignon cedex 9
Contacts : Conseil général de Vaucluse, Hôtel du département, rue Viala, 84009 Avignon cedex 9 (04 90 16 19 15 – www.vaucluse.fr ) ; ADDM Vaucluse, 51, rue des Fourbisseurs, 84000 Avignon (04 90 86 11 62 - infos@addm84.fr - www.addm84.fr )
du 15 mars au 12 avril 2008, de 15h à 19h (sauf dimanche & lundi)
entrée libre
cedricgeney@yahoo.fr
www.cedricgeney.com
« Histoire d’un film, mémoire d’une lutte » n°9
La lutte des travailleurs de Penarroya à Saint-Denis
Le mercredi 20 février 2007 à 14 h.
Aux Archives départementales de la Seine-Saint-Denis
18, avenue du Président Salvador Allende 93000 Bobigny - 01 43 93 97 00
Majoritairement marocains, tunisiens et algériens, les ouvriers de Penarroya à Saint-Denis et à Lyon, usines affiliées au groupe Rothschild, récupéraient et faisaient fondre différents métaux
dans des conditions d’hygiène et de sécurité lamentables. Suite à travail militant et syndical, les 135 ouvriers de Saint-Denis, regroupés à la CGT, se lancèrent dans une grève d’une quinzaine de
jours en 1971 pour le droit au respect et une augmentation de salaire. Cette grève, en partie victorieuse, contribua à lancer un second mouvement en 1972, cette fois soutenu par la CFDT,
dans les usines de Saint-Denis et Lyon, - suite aussi à un intense travail d’enquête, de coordination et de médiatisation des Cahiers de Mai. Au-delà même de ces péripéties syndicales et
politiques, la lutte des Penarroya poursuit le « Mai 68 ouvrier » et contribua à rendre public les conditions d’existence des travailleurs immigrés, souvent exploités et méprisés, en
Seine-saint-Denis (terre industrielle) comme ailleurs.
Projection : Penarroya (1971, 12 min, anonyme) et extraits de Penarroya, les deux visages du trust (1972) de Dominique Dubosc et des Cahiers de Mai.
Introduction : Christian Beauvais, président de l'Institut CGT d'Histoire sociale de la Seine Saint-Denis.
Invités : Laure Pitti (historienne, maître de conférence à Paris VIII), Bernard Loup (syndicaliste CGT puis CFDT à Penarroya), Jean Bellanger (ancien secrétaire de l’UL CGT de Saint-Denis, sous réserve), Dominique Dubosc (réalisateur, sous réserve)…
Conception et animation de la table-ronde : Tangui Perron, chargé du patrimoine et de l'action culturelle à Périphérie.
Collaboration : Myriam Goncalvès (Photothèque de l'IHS-CGT), Sylvie Zaidman (Archives départementales)
Partenaires : Périphérie, Archives départementales de la Seine-Saint-Denis, Institut CGT d'Histoire sociale de la Seine Saint-Denis, Photothèque de l'IHS-CGT
A partir des années 1970, un grand nombre de films sur les conflits sociaux ont été réalisés dans le département de la Seine-Saint-Denis dans le but de garder un souvenir, une
trace, la mémoire d'un mouvement.
D'autres, moins nombreux, ont un contenu plus ambitieux : il s'agit de dégager le sens d'un combat et même d'indiquer la "voie à suivre". Les premiers ont été en majorité réalisés par des
salariés, les seconds par des cinéastes professionnels. Ces cinéastes proviennent généralement eux-mêmes de deux champs idéologiques de gauche opposés. Tous ces films sont des documents
historiques, certains sont de véritables essais de création artistique.
La lutte terminée, gagnée ou perdue, ces films n'ont plus de vie réelle. Entre la vignette, l'album de famille et l'oubli, ces documents finissent le plus souvent par être relégués hors du champ
de l'histoire. Cependant, les "retours de flamme" de l'actualité, ou le travail artistique, permettent de leur redonner une visibilité et un écho plus grands. Or, la production, la réalisation et
la réception des films sur les conflits sociaux ont aussi une histoire. Celle-ci peut être écrite en sollicitant les témoignages de ceux qui ont pris les images, confrontés aux souvenirs des
acteurs de la lutte.
Révéler et construire l'histoire d'un film et évoquer historiquement un conflit social participe ainsi à un même mouvement de connaissance du réel. On tentera ici d'esquisser une approche
matérialiste de l'image et des représentations, en prenant comme point de départ (et d'arrivée) les nombreux films réalisés au sein d'un même territoire, la Seine-Saint-Denis, département riche
en implantations industrielles qui a de surcroît une longue tradition de luttes ouvrières.
T.Perron
La lutte des travailleurs de Penarroya à Sait-Denis
Le mercredi 20 février 2007 à 14 h
Aux Archives départementales de la Seine-Saint-Denis
18, avenue du Président Salvador Allende 93000 Bobigny - 01 43 93 97 00
Majoritairement marocains, tunisiens et algériens, les ouvriers de Penarroya à Saint-Denis et à Lyon, usines affiliées au groupe Rothschild, récupéraient et faisaient fondre différents métaux dans des conditions d’hygiène et de sécurité lamentables. Suite à travail militant et syndical, les 135 ouvriers de Saint-Denis, regroupés à la CGT, se lancèrent dans une grève d’une quinzaine de jours en 1971 pour le droit au respect et une augmentation de salaire. Cette grève, en partie victorieuse, contribua à lancer un second mouvement en 1972, cette fois soutenu par la CFDT, dans les usines de Saint-Denis et Lyon, - suite aussi à un intense travail d’enquête, de coordination et de médiatisation des Cahiers de Mai. Au-delà même de ces péripéties syndicales et politiques, la lutte des Penarroya poursuit le « Mai 68 ouvrier » et contribua à rendre public les conditions d’existence des travailleurs immigrés, souvent exploités et méprisés, en Seine-saint-Denis (terre industrielle) comme ailleurs.
Projection : Penarroya (1971, 12 min, anonyme) et extraits de Penarroya, les deux visages du trust (1972) de Dominique Dubosc et des Cahiers de Mai.
Introduction : Christian Beauvais, président de l'Institut CGT d'Histoire sociale de la Seine Saint-Denis.
Invités : Laure Pitti (historienne, maître de conférence à Paris VIII), Bernard Loup (syndicaliste CGT puis CFDT à Penarroya), Jean Bellanger (ancien secrétaire de l’UL CGT de Saint-Denis, sous réserve), Dominique Dubosc (réalisateur, sous réserve)…
Conception et animation de la table-ronde : Tangui Perron, chargé du patrimoine et de l'action culturelle à Périphérie.
Collaboration : Myriam Goncalvès (Photothèque de l'IHS-CGT), Sylvie Zaidman (Archives départementales)
Partenaires : Périphérie, Archives départementales de la Seine-Saint-Denis, Institut CGT d'Histoire sociale de la Seine Saint-Denis, Photothèque de l'IHS-CGT
A partir des années 1970, un grand nombre de films sur les conflits sociaux ont été réalisés dans le département de la Seine-Saint-Denis dans le but de garder un souvenir, une trace, la mémoire d'un mouvement.
D'autres, moins nombreux, ont un contenu plus ambitieux : il s'agit de dégager le sens d'un combat et même d'indiquer la "voie à suivre". Les premiers ont été en majorité réalisés par des salariés, les seconds par des cinéastes professionnels. Ces cinéastes proviennent généralement eux-mêmes de deux champs idéologiques de gauche opposés. Tous ces films sont des documents historiques, certains sont de véritables essais de création artistique.
La lutte terminée, gagnée ou perdue, ces films n'ont plus de vie réelle. Entre la vignette, l'album de famille et l'oubli, ces documents finissent le plus souvent par être relégués hors du champ de l'histoire. Cependant, les "retours de flamme" de l'actualité, ou le travail artistique, permettent de leur redonner une visibilité et un écho plus grands. Or, la production, la réalisation et la réception des films sur les conflits sociaux ont aussi une histoire. Celle-ci peut être écrite en sollicitant les témoignages de ceux qui ont pris les images, confrontés aux souvenirs des acteurs de la lutte.
Révéler et construire l'histoire d'un film et évoquer historiquement un conflit social participe ainsi à un même mouvement de connaissance du réel. On tentera ici d'esquisser une approche matérialiste de l'image et des représentations, en prenant comme point de départ (et d'arrivée) les nombreux films réalisés au sein d'un même territoire, la Seine-Saint-Denis, département riche en implantations industrielles qui a de surcroît une longue tradition de luttes ouvrières.
T.Perron