Men At WorkCompagnie Octavio et Eugène Durif
Le 29 janvier à 20 H30
La Merise – Place des Merisiers – 78190 Trappes
Réservations : 01 30 13 98 51
Un grand cabaret du monde de l’entreprise où s’entrechoquent la parole et le visuel, le théâtre et la danse pour construire au final un diaporama du travail au XXIe siècle.
L’usine Alcan de Neuf-Brisach près de Colmar produit des bandes et des tôles d’aluminium. Elle fonctionne 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 et 1 700 personnes y travaillent.
C’est de cet environnement que s’inspire la compagnie Octavio pour la nouvelle création centrée sur le monde du travail. Plusieurs jours passés près des laminoirs, de jour comme de nuit, l’observation de la transformation de la matière brute en produits usinés, la rencontre avec les différents acteurs de l’entreprise (opérateurs, cadres supérieurs…) ont été autant d’expériences et de rencontres qui nourrissent Men at work.
De ce travail de «collectage» sont nées des scènes visuelles burlesques ou réalistes entrecoupées de scènes du quotidien écrite par l’auteur de théâtre Eugène Durif.
Qu’est-ce que le travail en 2007? L’entreprise modèle existe-t-elle?
De façon drôle, poétique ou incisive, les Octavio questionnent la place du travail et sa dimension humaine aujourd’hui.
Tout ceci teinté de cet humour corrosif où le rire se retourne souvent contre lui-même !
Ce spectacle a été rendu possible grâce à Alcan et avec le soutien de la Fondation Daimler-Chrysler et Groupe Etoile68 Haut-Rhin VI.
Pour plus d'informations :
Atelier du Rhin
La Merise
Compagnie Octavio
Venir à Trappes
> PAR LE TRAIN :
Départ de Paris Montparnasse (direction Rambouillet) ou RER de La Défense (direction La Verrière), arrêt Trappes (30mn environ).
Le Grenier à Sel se trouve à une minute de la gare, par la rue Pierre Sémard.
La Merise : Bus 417B, arrêt Les Merisiers (5 mn environ)
> PAR LA ROUTE DE PARIS :
Autoroute A13 (ou A86 depuis une banlieue sud ou est), puis A12 vers Saint-Quentin-en-Yvelines – Trappes, puis RN 10
Le Grenier à Sel : 1ère sortie Trappes Centre Jaurès
La Merise : 3ème sortie Trappes Centre Les Merisiers, puis fléchage La Merise.
Bobines
sociales 2008
1er, 2 et 3 février au studio l'Ermitage, Paris 20eme
Vendredi 1er février
21h00 - Yu
Manon Ott (2007 - Documentaire - 27' - Les yeux dans le monde)
Filmée pendant plusieurs mois, Yu, jeune migrante birmane est en quête d'asile. Le barrage de la langue et son isolement dessinent des tensions entre les rêves qui
l'ont menée jusqu'en France et la réalité de son parcours.
Silence dans la vallée
Marcel Trillat (2007 - Documentaire - 82' - Compagnie des Phares et Balises)
En octobre 2006, la dernière grande forge d'estampage de Nouzonville dans les Ardennes était liquidée après avoir été pillée par ses repreneurs américains. Un exemple parmi tant d'autres du passage brutal du capitalisme familial et industriel à un capitalisme financier et mondialisé.
Débat avec le réalisateur Marcel Trillat
Samedi 2 février
Beau comme un camion
Antony Cordier (1999 - Documentaire - 42' - La Femis)
« Dans ma famille, il n'y a que des ouvriers ». Né dans une famille d'ouvriers, Antony Cordier est le premier à avoir fait des études, à s'en être sorti... Mais se sortir de quoi ?
Pourquoi, finalement, ne faut-il pas dans la vie « faire ouvrier »? Et quel est le prix à payer ?
17h30 - Fils de Lip
Thomas Faverjon (2007 - 50' - TS Productions)
À trente ans, l'âge du conflit Lip, le réalisateur revient à Besançon. Il dresse le bilan de cette lutte ouvrière, en donnant la parole à ceux qu'on n'a jamais entendus, « les sans
voix », dont ses propres parents qui vécurent la fin du conflit comme un drame douloureux. Consacré au deuxième conflit Lip, le film apporte un éclairage nouveau sur cet épisode.
Débat avec le réalisateur.
Dimanche 3 février
Forum "Travail et syndicalisme : changer le travail, changer la vie"
22 et 23 janvier 2008
Organisé par l'Institut de recherches de la FSU avec la participation de la FSU et de ses syndicats nationaux, de la CGT, de l' US solidaires, de la CFE-CGC...
Cadrage:
Les axes de travail et d'orientation proposés par le forum seraient :
- Quelle coopération entre syndicalistes et chercheurs, pour rendre le travail réel plus visible, en faire un vrai objet de recherche et de mobilisation syndicale.
- Développer le travail sur le réel du travail avec les salariés pour agir contre l'intensification du travail et amener les salariés à reprendre la main sur le travail.
- Transformer les situations de travail et les organisations du travail en luttant contre la psychologisation du traitement du travail dans les entreprises et les services, pour une dynamique de sortie positive de la "mal-vie" au travail, pour une organisation du travail porteuse du bien travailler..
- La démarche syndicale de transformation du travail n'amène-t-elle pas à s'interroger sur la transformation du syndicalisme et de l'activité syndicale militante ?
Problématique, objectifs, orientations pour le colloque :
proposés par Christine Castejon et Yves Baunay.
Mouvement syndical et recherches sur le travail : l'heure de la rencontre, Pourquoi ? Pour quoi ? Comment ?
Le travail commence à sortir de l'ombre. La plupart du temps, parce que la souffrance déborde.
Comme à Renault-Guyancourt ou à France-Télécom, il n'est plus possible de ne pas entendre que quelque chose doit changer. Mais quoi ? Et comment ?
Deux approches se disputent l'interprétation de ce débordement :
- L'une considère que les individus ne tiennent pas le coup parce qu'ils sont fragiles, incapables de s'adapter à la " modernisation ", inquiets. Il faut les écouter, les rassurer, les soigner éventuellement.
- L'autre considère que si " maladie " il y a, c'est le travail et son organisation qui sont atteints.
Le forum " travail et syndicalisme " s'inscrit clairement dans la seconde optique. Mais le chantier est vaste. La question est complexe. Les débats vont s'intensifier.
Depuis longtemps les sciences sociales recueillent et analysent des données sur l'emploi, sur les organisations du travail, sur les systèmes de production. On en parle sans doute trop peu encore mais on commence aussi à réaliser que cela ne dit pas tout du travail. C'est que peu à peu s'accumulent des recherches, des études, des expertises qui explorent une dimension mal connue : que se passe-t-il pour chacun d'entre nous dans l'activité de travail ? Qu'est-ce qui donne éventuellement, une " valeur " au travail ? Comment cette activité individuelle s'articule-t-elle au travail collectif, à la construction des individus et de la société ?
De son côté, le mouvement syndical découvre qu'au delà des questions de l'emploi, de la déconstruction des protections sociales, des formes renouvelées de l'exploitation, il faudrait lutter contre l'intensification du travail, le travail intenable, celui qui altère la santé physique et psychique. Est-il si utopique de vouloir aussi reconstruire le travail comme expression des valeurs humaines ? Comment mobiliser les salariés à l'initiative du syndicat pour transformer le travail ?
A ne pas se poser ces questions, on laisse le champ libre à une conception du travail qui le détache de tout enjeu social (à quoi sert-il ? Qui a le droit d'en définir les contours, les conditions, le contenu ?) et par contre-coup lui fait perdre sa dimension de lien. Or un travail qui ne permet pas de cultiver le rapport aux autres et à soi-même, un travail dans lequel on est contraint à l'isolement et à la concurrence, et empêché de faire un travail de qualité, devient destructeur à la fois pour chacun et pour le collectif.
L'Institut de recherches de la FSU convie les organisations syndicales et les militants à un forum qui ne prétend pas tout explorer mais propose un chantier commun : Comment le mouvement syndical peut-il intégrer les questions du travail dans sa pratique ?
La discussion s'appuiera sur des expériences, déjà en cours, de rencontres entre les préoccupations syndicales et les chercheurs-praticiens en analyse du travail. Que nous disent-elles des potentialités d'une prise en compte des questions du travail, de ses modalités possibles aussi, qu'en pensent ceux qui en sont les protagonistes ?
Mais les expériences ne prétendent pas être des modèles. Elles nous posent plutôt le problème d'un élargissement de la perspective. Comment passer d'expériences isolées à une prise en compte au niveau qu'exige la dégradation accélérée des situations de travail ? Peut-il y avoir transformations du travail sans transformation des pratiques syndicales ?
Christine Castejon, Yves Baunay
La revue Nouveaux Regards n°37-38 comporte un dossier important sur le travail, dont la lecture critique est vivement conseillée.
Déroulement prévu des deux journées :
mardi 22 janvier
9H à 9H30 : accueil des participants
9H30 Introduction : Jacques Duraffourg ou Christine Castejon. Le travail sur le travail replacé dans une perspective historique.
10H Table ronde : Comment le travail est-il travaillé par les chercheurs et par les syndicalistes ? Quelles demandes chaque acteur peut-il adresser à l'autre ?
Chercheur(e)s : Dominique Lhuillier, Bernard Dugué, Yves Clot
Syndicalistes : FSU, US Solidaires, CGT, CFE CGC, Laurence Théry
Animation : Christine Castejon, Yves Baunay
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14H Débat autour d'un cas : le travail au centre de Renault Guyencourt
Présentation par des syndicalistes du centre.
Animation par la CGT (Yves Bongiorno, Vincent Neveu, Jocelyne Chabert)
15H30 - 16H Pause
16H - 17H30 Débat autour d'un cas : le travail à France-Telecom
Présentation par des syndicalistes de l'entreprise
Animation : Sud PTT , Pierre Khalfa, Angeli Verveine.
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19H Débat autour d'un film sur le travail. Portraits au travail (sur fond blanc)
Animation : par l'équipe de Philippe Davezies, Formation et Action Citoyenne (FAC), Marie-Anne Dujarier
mercredi 23 janvier
9H - 10H30 Débat autour d'une pratique d'intervention
- Présentation par Yves Schwartz d'une forme d'intervention pour une transformation du travail à long terme.
- Un groupe de rencontre au travail de l'Institut National de Recherche Sécurité (INRS) avec Bernadette Venner, chercheure. (sous réserve)
- Coopération recherche syndicalisme à l'ANPE. SNUTEF-FSU et Muriel Prévot-Carpentier, chercheuse.
Animation : Sylvette Uzan-Chomat, du SNUTEFI-FSU
10H30 - 11H Pause
11H - 11H30 Débat autour d'un cas : le travail enseignant
Présentation par des syndicalistes du SNES, du SNUIPP et des chercheurs (Jean-Luc et Danièle Roger).
------------------------------------------------12H30 - 14H Déjeuner----------------------
14H - 17H Débat général
Syndicalistes et chercheurs se tournent vers l'avenir. Quelles perspectives pouvons-nous tracer pour changer le travail ?
Responsabilités de la recherche, Responsabilités du mouvement syndical.
Animation : Yves Baunay et Christine Castejon.
17H - 17H30 Clôture
Un label du Centre de Formation de la FSU permet d'obtenir une autorisation d'absence pour participation à un stage syndical. (À déposer auprès du chef d'établissement un mois avant la date du stage.)
Inscrivez-vous après de l'Institut de recherche de la FSU : institut@institut.fsu.fr.
Envoyez vos remarques à Yves Baunay ( ybaunay@free.fr )
Rappel : sur le site de l'Institut la page http://institut.fsu.fr/chantier
permet de retrouver les informations, et les documents nécessaires
(inscription, formulaire d'autorisation d'absence...).
Très cordialement à tous
De la part de Yves Baunay
Dimanche 16 décembre à l'espace Khiasma (Les Lilas)
16H00 VIDEOPOESIE / RENCONTRES
CARTE BLANCHE AUX EDITIONS INCIDENCES (partie 2)
Projections par les auteurs
L'AVENUE DE LOUIS MICHEL DE VAULCHIER (20’)
LE COUTEAU ENTRE LES DENTS D’EMMANUEL ADELY (8')
A TERRE #2 DE CHRISTIAN BARANI (2' 45")
SS URF (51') et TRAVAIL DU NON TRAVAIL NON PAS JE (6' 20")
de Jérôme Game / Nebahat Avcioglu / Valérie Kempeneers
18h30 PROJECTION /RENCONTRE
(Documentaire / 42’ / 1999)
suivi d'une rencontre avec le réalisateur
Khiasma
15 rue Chassagnolle 93260 Les Lilas
Métro Porte ou Mairie des Lilas
Informations / réservation : 01 43 60 69 72 / khiasma@free.fr
plan d'accès sur : www.khiasma.net