AU BOULOT ! TRAVAIL & CREATION
 

Le projet

Le travail, expérience culturelle majeure, vit des mutations qui travaillent profondément la société. La création entretient avec lui de curieux rapports.

Un Sourire de Toi… explore, jusque fin 2007, ce qui se joue entre les deux univers du TRAVAIL et de la CREATION.

Manifestation à ambition interrégionale puis européenne, l'action 2006-2009 du projet se compose :


- d’un colloque le 12 février 2007 au cours de l'événement "Et voilà le travail, les bâtisseurs", du 1er au 18 février à Aubervilliers
- de la mise en place d'ateliers de travail itinérants (Rhône-Alpes, Lorraine, Nord-Pas-de-Calais, PACA, Bretagne)
- de la création d'une exposition grand public en Ile de France et dans les régions partenaires (fin 2008-début 2009)
- de la publication d'un ouvrage
- du lancement d'une plateforme internet pérenne et d'outils de communication
- de la mise en place d'un programme de rencontres itinérantes

 

Ce projet permettra de : 


- Valoriser
les actions existantes concernant le travail et la création hier et aujourd'hui, concernant la mémoire du travail et sa transmission
- Répertorier les pratiques et partager les acquis d'expériences
- Fédérer les acteurs, faire connaître leurs travaux et stimuler des rencontres débouchant sur de nouvelles actions collectives
- Mutualiser des moyens, des outils

     
       

Participez !

Vous êtes intéressé par le projet Travail et création, n'hesitez pas à le nourrir de vos connaissances : réseau, création, créateurs, partenaires

Présentation

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Lundi 17 décembre 2007

Forum "Travail et syndicalisme : changer le travail, changer la vie"
22 et 23 janvier 2008

Organisé par l'Institut de recherches de la FSU avec la participation de la FSU et de ses syndicats nationaux, de la CGT, de l' US solidaires, de la CFE-CGC...

Cadrage:

Les axes de travail et d'orientation proposés par le forum seraient :

- Quelle coopération entre syndicalistes et chercheurs, pour rendre le travail réel plus visible, en faire un vrai objet de recherche et de mobilisation syndicale.

- Développer le travail sur le réel du travail avec les salariés pour agir contre l'intensification du travail et amener les salariés à reprendre la main sur le travail.

- Transformer les situations de travail et les organisations du travail en luttant contre la psychologisation du traitement du travail dans les entreprises et les services, pour une dynamique de sortie positive de la "mal-vie" au travail, pour une organisation du travail porteuse du bien travailler..

- La démarche syndicale de transformation du travail n'amène-t-elle pas à s'interroger sur la transformation du syndicalisme et de l'activité syndicale militante ?

Problématique, objectifs, orientations pour le colloque :

proposés par Christine Castejon et Yves Baunay.

Mouvement syndical et recherches sur le travail : l'heure de la rencontre, Pourquoi ? Pour quoi ? Comment ?

Le travail commence à sortir de l'ombre. La plupart du temps, parce que la souffrance déborde.

Comme à Renault-Guyancourt ou à France-Télécom, il n'est plus possible de ne pas entendre que quelque chose doit changer. Mais quoi ? Et comment ?

Deux approches se disputent l'interprétation de ce débordement :

- L'une considère que les individus ne tiennent pas le coup parce qu'ils sont fragiles, incapables de s'adapter à la " modernisation ", inquiets. Il faut les écouter, les rassurer, les soigner éventuellement.

- L'autre considère que si " maladie " il y a, c'est le travail et son organisation qui sont atteints.

Le forum " travail et syndicalisme " s'inscrit clairement dans la seconde optique. Mais le chantier est vaste. La question est complexe. Les débats vont s'intensifier.

Depuis longtemps les sciences sociales recueillent et analysent des données sur l'emploi, sur les organisations du travail, sur les systèmes de production. On en parle sans doute trop peu encore mais on commence aussi à réaliser que cela ne dit pas tout du travail. C'est que peu à peu s'accumulent des recherches, des études, des expertises qui explorent une dimension mal connue : que se passe-t-il pour chacun d'entre nous dans l'activité de travail ? Qu'est-ce qui donne éventuellement, une " valeur " au travail ? Comment cette activité individuelle s'articule-t-elle au travail collectif, à la construction des individus et de la société ?

De son côté, le mouvement syndical découvre qu'au delà des questions de l'emploi, de la déconstruction des protections sociales, des formes renouvelées de l'exploitation, il faudrait lutter contre l'intensification du travail, le travail intenable, celui qui altère la santé physique et psychique. Est-il si utopique de vouloir aussi reconstruire le travail comme expression des valeurs humaines ? Comment mobiliser les salariés à l'initiative du syndicat pour transformer le travail ?

A ne pas se poser ces questions, on laisse le champ libre à une conception du travail qui le détache de tout enjeu social (à quoi sert-il ? Qui a le droit d'en définir les contours, les conditions, le contenu ?) et par contre-coup lui fait perdre sa dimension de lien. Or un travail qui ne permet pas de cultiver le rapport aux autres et à soi-même, un travail dans lequel on est contraint à l'isolement et à la concurrence, et empêché de faire un travail de qualité, devient destructeur à la fois pour chacun et pour le collectif.

L'Institut de recherches de la FSU convie les organisations syndicales et les militants à un forum qui ne prétend pas tout explorer mais propose un chantier commun : Comment le mouvement syndical peut-il intégrer les questions du travail dans sa pratique ?

La discussion s'appuiera sur des expériences, déjà en cours, de rencontres entre les préoccupations syndicales et les chercheurs-praticiens en analyse du travail. Que nous disent-elles des potentialités d'une prise en compte des questions du travail, de ses modalités possibles aussi, qu'en pensent ceux qui en sont les protagonistes ?

Mais les expériences ne prétendent pas être des modèles. Elles nous posent plutôt le problème d'un élargissement de la perspective. Comment passer d'expériences isolées à une prise en compte au niveau qu'exige la dégradation accélérée des situations de travail ? Peut-il y avoir transformations du travail sans transformation des pratiques syndicales ?

Christine Castejon, Yves Baunay

La revue Nouveaux Regards n°37-38 comporte un dossier important sur le travail, dont la lecture critique est vivement conseillée.

Programme :

Déroulement prévu des deux journées :

mardi 22 janvier

9H à 9H30 : accueil des participants

9H30 Introduction : Jacques Duraffourg ou Christine Castejon. Le travail sur le travail replacé dans une perspective historique.

10H Table ronde : Comment le travail est-il travaillé par les chercheurs et par les syndicalistes ? Quelles demandes chaque acteur peut-il adresser à l'autre ?

Chercheur(e)s : Dominique Lhuillier, Bernard Dugué, Yves Clot

Syndicalistes : FSU, US Solidaires, CGT, CFE CGC, Laurence Théry

Animation : Christine Castejon, Yves Baunay

----------------------------------------------------12H30 - 14H Déjeuner ----------------------------------------------------

14H Débat autour d'un cas : le travail au centre de Renault Guyencourt

Présentation par des syndicalistes du centre.

Animation par la CGT (Yves Bongiorno, Vincent Neveu, Jocelyne Chabert)

15H30 - 16H Pause

16H - 17H30 Débat autour d'un cas : le travail à France-Telecom

Présentation par des syndicalistes de l'entreprise

Animation : Sud PTT , Pierre Khalfa, Angeli Verveine.

------------------------------------------------------------------Soirée du 22 janvier ---------------------------------------------------------------

19H Débat autour d'un film sur le travail. Portraits au travail (sur fond blanc)

Animation : par l'équipe de Philippe Davezies, Formation et Action Citoyenne (FAC), Marie-Anne Dujarier

 

mercredi 23 janvier

9H - 10H30 Débat autour d'une pratique d'intervention

- Présentation par Yves Schwartz d'une forme d'intervention pour une transformation du travail à long terme.

- Un groupe de rencontre au travail de l'Institut National de Recherche Sécurité (INRS) avec Bernadette Venner, chercheure. (sous réserve)

- Coopération recherche syndicalisme à l'ANPE. SNUTEF-FSU et Muriel Prévot-Carpentier, chercheuse.

Animation : Sylvette Uzan-Chomat, du SNUTEFI-FSU

10H30 - 11H Pause

11H - 11H30 Débat autour d'un cas : le travail enseignant

Présentation par des syndicalistes du SNES, du SNUIPP et des chercheurs (Jean-Luc et Danièle Roger).

------------------------------------------------12H30 - 14H Déjeuner-----------------------------------------------

14H - 17H Débat général

Syndicalistes et chercheurs se tournent vers l'avenir. Quelles perspectives pouvons-nous tracer pour changer le travail ?

Responsabilités de la recherche, Responsabilités du mouvement syndical.

Animation : Yves Baunay et Christine Castejon.

17H - 17H30 Clôture

 

Un label du Centre de Formation de la FSU permet d'obtenir une autorisation d'absence pour participation à un stage syndical. (À déposer auprès du chef d'établissement un mois avant la date du stage.)

Inscrivez-vous après de l'Institut de recherche de la FSU : institut@institut.fsu.fr.

Envoyez vos remarques à Yves Baunay ( ybaunay@free.fr )

Rappel : sur le site de l'Institut la page http://institut.fsu.fr/chantiers/travail/2007-2008.htm

permet de retrouver les informations, et les documents nécessaires

(inscription, formulaire d'autorisation d'absence...).

Très cordialement à tous

De la part de Yves Baunay

Samedi 15 décembre 2007
Quelles familles ?
Dimanche 16 décembre à l'espace Khiasma (Les Lilas)

16H00 VIDEOPOESIE / RENCONTRES
CARTE BLANCHE AUX EDITIONS INCIDENCES (partie 2)
Projections par les auteurs

L'AVENUE DE LOUIS MICHEL DE VAULCHIER (20’)
LE COUTEAU ENTRE LES DENTS D’EMMANUEL ADELY (8')
A TERRE #2 DE CHRISTIAN BARANI (2' 45")
SS URF (51') et TRAVAIL DU NON TRAVAIL NON PAS JE (6' 20")
de Jérôme Game / Nebahat Avcioglu / Valérie Kempeneers

Programme en boucle dans la librairie éphémère
------------------------------------

18h30 PROJECTION /RENCONTRE
BEAU COMME UN CAMION d’Antony Cordier
(Documentaire / 42’ / 1999)
suivi d'une rencontre avec le réalisateur
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Khiasma
15 rue Chassagnolle 93260 Les Lilas
Métro Porte ou Mairie des Lilas
Informations / réservation : 01 43 60 69 72 / khiasma@free.fr
plan d'accès sur : www.khiasma.net
Jeudi 13 décembre 2007
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Jeudi 6 décembre 2007

 

Le Cinéma Nova et Le P’tit Ciné présentent

Quelques grèves au cinéma... 
8 et 9 décembre 2007 – Cinema Nova


A travers trois récits de conflits sociaux qui n'ont pour point commun que leur  transcription cinématographique, on va toucher ici aux sources et aux limites du  fonctionnement de la démocratie représentative. Il faut réapprendre les sens de  la grève. Qu'elle mène à la démocratie directe, aux acquis sociaux, au bienveillant  consensus ou à la trahison et la résignation, penchons-nous un instant, sans exotisme, vers ce qui affecte directement nos vies. C'est ce que propose le Nova avec ces  quelques documentaires et des rencontres, qui permettent, au delà des projections,  de palper l'expérience et de mesurer les enjeux des films. Comme "Grèves à la chaîne",  victime d'un véritable blocus consensuel, même auprès des festivals, qui a donné lieu  à un réel combat pour trouver des espaces de diffusion. Comme "LIP", qui nous rappelle  qu'il y a beaucoup à apprendre des luttes ouvrières d'un passé pas si lointain et  qu'on a trop souvent tendance à ignorer ou à rejeter au nom  d'une époque quiserait  révolue... De la représentation des conflits sociaux à la télévision et au cinéma, aux processus  de diffusion (ou de censure) d'oeuvres qui remettent en cause la démocratie et le  pouvoir, les débats sont ouverts. Au travers des parcours singuliers de cinéastes  dont la traversée des conflits sociaux en tant que témoins actifs et "passeurs",  donne une lucidité et un recul précieux. (Nova)

Le P'tit Ciné
Javier Packer-Comyn
rue du fort, 5
B - 1060 Bruxelles
tél : 00 32 (0)2 538.17.57
leptitcine(at)belgacom.net - contact(at)leptitcine.be
www.leptitcine.be - www.regardssurletravail.be

 

Lundi 3 décembre 2007
Julien Prévieux – Management cockpit 
Vernissage à La Vitrine, le mercredi 5 décembre, à partir de 18h
Exposition du 6 décembre 2007 au 6 janvier 2008
 
Pour sa dernière exposition personnelle chez Jousse Entreprise, Julien Prévieux s’attaquait déjà à plusieurs monstres. Monstres technologiques quand il reproduisait la coquille vide du premier ordinateur imaginé par Seymour Cray en 1977 pour la NSA, transformé dans la galerie en un simple mobilier tout en bois et banquette cuir noire. Aux monstres économiques aussi, quand il appliquait à des textes issus du Capital de Karl Marx tout un système de décryptage usité par les moines du Moyen Age pour des textes sacrés. Au monstre historique enfin, pour La Soufrière, quand il associait nos chères petites têtes blondes à des desseins moins angéliques, transformant l’air de jeu en atelier clandestin : les cocottes en papiers qu’il leur donnait à plier contenaient les répliques des sentences distribuées par la CIA au Nicaragua dans les années 80 contre le gouvernement sandiniste. En se parant d’une méthode rigoureuse ultra balisée, les œuvres de Julien Prévieux s’attaquent à des sujets sensibles en toute impunité, finissant par retourner comme un gant l’approche elle-même employée.  
 
A la Vitrine, entre une cartographie, des archives de gestes futurs pseudo didactiques et des mini ovnis pseudo scientifiques, l’exposition affiche de faux airs de science fiction. Sur le mur, un gigantesque diagramme retrace l’histoire contemporaine des films de « sécurité nationale » via son interprétation cinématographique. La méthode empruntée est singulière – l’artiste se dote d’un « logiciel d’aide à la décision » traitant les synopsis de dizaines de films de 1960 à nos jours, de tous genres confondus (comédies, science fiction, comiques). De La somme de toutes les peurs, à Invasion USA, en passant par Ultime décision, War Games, Le jour d’après, ou encore Armageddon, les films passent en revue tout type de menaces – politique, militaire, ou naturelle – et de stratégies guerrières, d’infiltration ou d’invasion. Le résultat est décapant : un imbroglio de lignes et de mots d’où émergent quelques nœuds significatifs. Du coup, la (soit-disante) intention première de clarification aboutit finalement à son effet contraire – l’illisibilité du graphe proposé. Comme si l’artiste, après s’être contraint à un intense lavage de cerveau, finissait par prendre pour agent comptant les fictions visionnées et par reproduire leur vision paranoïaque.
 
A cette fausse grille de lecture répond un film d’animation What shall we do next? en forme de mode d’emploi de gestes à effectuer dans l’avenir. En réalité, des gestes associés à des brevets déposés récemment auprès de l'USPTO, l'agence américaine chargée de la délivrance des titres de dépôts de brevets. Pour beaucoup inventés avant même la machine qu’ils sont censés manipuler, les gestes semblent ici planer, immatériel, à l’écran – l’« archive de gestes futurs » devenant une sorte de chorégraphie abstraite. Contrebalançant les deux premières pièces, les petits engins qui tourbillonnent au fond de la galerie nous embarquent dans un univers faussement poétique qui pourrait bien constituer la seule menace de l’exposition. Sauf que si leur forme rappelle celle des drones munis de micro caméras censées surveiller les camps ennemis – un projet conçu par la CIA mais encore non réalisé – les machines sont ici troquées par de simples hélices d’érable distribuées en pure perte dans l’espace. Là encore, le projet initial est comme renversé en cours de route, la menace militaire débauchée au profit d’un phénomène de prolifération et de gaspillage.
En empruntant une méthode de recensement, de gestes ou de synopsis de films ici, des empreintes digitales de Sarkozy et de petites annonces d’emploi ailleurs, Julien Prévieux jette des ponts entre le générique et le spécifique, entre la commande et l’appropriation, et finit par transformer les tentatives de contrôle en pure abstraction.
 
 
Signature le même soir du nouveau livre de l’artiste : « Lettres de non motivation », à 18h au bar à côté de La Vitrine.
 
 
La Vitrine
De l’Ecole Nationale d’Arts de Paris-Cergy
24 rue Moret 75011 Paris Parmentier - Couronnes.
Du mercredi au samedi, de 14h à 18h
Contact : Guillaume Segur (tél 01 43 38 49 65) lavitrine@ensapc.fr
Coordination : Mathilde Villeneuve (tél 01 30 30 78 98) mathilde.villeneuve@ensapc.fr
La Vitrine est membre de TRAM / réseau art contemporain Paris Ile-de-France
Informations : www.ensapc.fr/lavitrine
 

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