RENCONTRES DANS LE
PRE
Samedi 24 et dimanche 25 novembre
Avec la participation de Paul Brétécher (Agapes, restaurant d’insertion, Corbeil), Bernadette Chevillon (La Villa, Corbeil), Sandra Alvarez de Toledo (éditrice des Œuvres de Fernand Deligny), d’Anne Toussaint (réalisatrice, animatrice de l’atelier « le travail comment ça va ? »), des salariés du CAT l’Oiseau-mouche, et de la Coordination des intermittents et précaires d’Ile-de-France.
« À la fondation du lieu de l'autre, nous avons affiché la volonté d'accompagner notre propre entreprise , notre mission d'insertion, d'une réflexion sur le travail. Si celui-ci est aujourd'hui posé comme une valeur centrale, ce n'est pas sans mettre en difficulté, voire en souffrance, une large partie de la population, dans ou hors l'emploi. Entre désoeuvrement et suractivité, le geste "pour rien", l'agir libre semble condamné à disparaître, confiné dans le champ des pratiques artistiques, elles-mêmes toujours plus prises dans l’idéologie du "résultat". L'absence de place fleurit là où tous jouent un "rôle".
Comment dès lors inventer une pratique de l'insertion qui ne soit pas de pure adaptation, mais propose à la fois une place sur terre et un sens à l'agir humain ?
Diffusion / Atelier de théâtre
entrée 8 euros
« Pas d’absence représentée, pas d’immédiateté de la présence non plus. On n’est pas devant, on n’est pas à la place de. On est toujours entre. La chose est à entendre en deux sens : être entre, c’est appartenir à un certain type de communauté, une communauté construite, précaire, qui ne se définit pas en termes d’identité commune, mais en termes de partage possible. Mais ce qui est à partager est lui-même pris dans un partage, lui-même en voyage entre deux êtres, deux lieux, deux actes. » J. Rancière
« Notre atelier s'intitulait « Quitter la scène ». Nous sommes partis d’une anecdote d’importance ; documentaire : un homme, un jour, à l’occasion d’un concert, préféra écouter. À New York. Ecouter au lieu de jouer. Imaginez un concert où le soliste institué s’arrête. Que se passe-t-il. En matière d’arrêt-évènement puis de fabrication. Une sorte de grève. Imprévue. Où jouer pourrait désigner autre chose que remplir un rôle. »
Chantier / Café de ciné-philosophie
LE TRAVAIL, COMMENT ÇA VA ? / entrée libre
« C'est la différence entre agir et faire. Nous, nous faisons quelque chose, c'est l'intention ça, c'est le langage : on fait la soupe, on fait la vaisselle, on fait je ne sais pas quoi. Un gamin autiste ne fait rien : c'est de l'agir. Ça se voit très fort. Ça se voit pour qui a l'œil, pour qui vit avec des gamins autistes. De même pour l'image : une image ça ne se « fait » pas dans mon jargon. Une image arrive, elle n'est que coïncidence...
organisé par E. Belmas et D. Fraboulet (Université de Paris XIII – MSH Paris-Nord / EHESS)
De décembre 2007 à mai 2008 à l’EHESS, 105 bd Raspail 75006, Paris.
le 29 novembre (à partir de 19h) à Oullins
Dans le cadre du Festival « A nous de voir » science et cinéma du 22 novembre au 2 décembre 2007 à Oullins.
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Notre pain quotidien (film de Nikolaus Geyrhalter)
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Si loin des bêtes (film de Manuela Fresil)
La productivité appliquée au monde agricole a pour conséquence la création et l'exploitation d'équipements démesurés. Dans ces espaces où des hommes et des femmes travaillent à la chaîne, le rapport à la nature et l'attachement aux bêtes et à la terre s'estompent peu à peu pour laisser place à une automatisation des pratiques.
Jocelyne Porcher, Chargée de recherche à l'Inra-Sad/Cna,
Manuela Fresil, Réalisatrice
Compagnie 3mètres33
samedi 17/11 à 16 h à la Médiathèque George Sand, 5 place de la Victoire, Palaiseau.
Le spectacle sur le travail intitulé "Le travail c'est la santé, dicton provisoire" sera à nouveau joué, à Palaiseau.
Fabrication théâtrale sur le monde du travail à partir d’entretiens véridiques et de morceaux rêvés. De l’émotion, de l’humour, de la tendresse et de la gravité pour cette pièce originale et pourtant si proche du quotidien de chacun. La Compagnie 3mètres33 lève le voile, sans tabou, sans misérabilisme, sur les émotions liées au travail ou parfois à l’absence du travail.
Pour plus d'informations sur la pièce, cf. précédents articles du blog.
(organisée dans le cadre du mois du film documentaire)
Mercredi 07 novembre 2007 à 18h30 à la Bibliothèque de Lyon Part Dieu
avec le film: Voyage au pays de la Peuge
Prix du patrimoine, festival du cinéma du réel 1991.
Projection suivie d'un débat en présence de Marcel Durand (Hubert Truxler) qui a écrit « Grain de sable sous le capot »
Tourné durant la grève de 1989, ce film collectif remonte le cours des luttes sociales et des transformations du travail qui ont marqué l'histoire "des Peugeot", jalonnée par les « dégraissages » successifs, les retraites anticipées ou les « retours au pays » des ouvriers immigrés. Par une habile composition d'images du travail, de témoignages et de documents d'archives, ce film met en perspective les discours des différents acteurs de l'entreprise (patrons, salariés, syndicalistes) et pose des questions d'actualité : nouvelles organisations du travail, précarité et statut des salariés, mondialisation, sens du travail et dignité au travail.
Autres dates à retenir:
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Notre pain quotidien (film de Nikolaus Geyrhalter)
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Si loin des bêtes (film de Manuela Fresil)