Comment faire reconnaître les maladies professionnelles ? Quels sont les impacts des conditions de travail sur la santé des salariés ? Quels moyens pour une réelle prévention ?
Les "Mardis des 93" sont des rencontres-débats type "Café philo", très informelles, sur un sujet de société ou d’actualité nées du groupe de travail animé par Bernard Defrance.
Seront présents notamment :
Au restaurant associatif « Le Relais »
61, rue Victor Hugo, Pantin
(Métro Eglise de Pantin, ligne 5)
...Ces nouvelles formes de violence, vécues sur le mode de la souffrance individuelle, concernent des masses considérables et détermineront dans l’avenir de nouvelles lignes de mobilisation, de nouvelles alliances et de nouveaux clivages sociaux. L’absence de travail déleste l’individu et lui retire le sentiment de l’utilité de son existence. Qu’est-ce que le travail pour chacun de nous ? Quelle place occupe-t-il dans notre construction identitaire, dans notre participation au monde, et que pourrait-il être ? Y a-t-il dans le travail autre chose de beaucoup plus important que l’on ne dit pas, que l’on ne se dit pas, et auquel on ne pense pas tant qu’on le possède ? C’est cet “obscur objet de haine et de désir” que je veux cerner dans ce film, où les images du travail, de la souffrance au travail et de la résistance prendront tout leur sens à travers les remarquables analyses sur le travail faites par des équipes de chercheurs français comme Christophe Dejours et son équipe du CNAM. Pour prendre en compte la réalité de la société, il était important de “récupérer” les quelques spots publicitaires tentant d ’utiliser une vision des problèmes du travail, de même que de redonner du sens à certaines images d ’actualité ou de film de fiction. Un voyage initiatique dans la comédie humaine de l’entreprise et du salariat.
Jean-michel CARRE - LES FILMS GRAINS DE SABLE
Au départ, en avril 1973, quand Lip annonce aux quelques 1300 salariés que des licenciements vont intervenir dans l’entreprise d’horlogerie, le syndicaliste ouvrier Charles Piaget se montre hostile à la grève. Il préfère que ses camarades freinent le rythme des machines et celui des mains ; mais « ils avaient tellement les cadences dans la peau que c’était pas possible de ralentir ». Ils arrêtèrent de travailler dix minutes par heure. Ainsi commença la longue aventure des « Lip » qui, comme souvent dans l’histoire des mouvements ouvriers, partit de revendications très « raisonnables » (ne pas perdre son travail à une époque où le chômage reste modeste) et, chemin faisant, découvre que (presque) tout est possible. En mai 68, les étudiants des Beaux-Arts n’ont-ils pas imprimé des affiches où on lit : « Ton patron a besoin de toi, tu n’as pas besoin de lui » ? Justement, mai 1968, c’est hier en avril 1973. Lip, ce sera un peu cette histoire qui recommence, mais sur son versant ouvrier et autogestionnaire.
Christian ROUAUD - LES FILMS D'ICI
Il est rare qu’un film destiné au « grand public » constitue un excellent matériau sociologique (et réciproquement...). Tel est pourtant le cas de La voix de son maître. C’est d’ailleurs ce qu’ont dû penser Valéry Giscard d’Estaing et François Mitterrand, qui tour à tour firent interdire le film sous leurs présidences respectives. Et pourtant, les deux apprentis réalisateurs (aujourd’hui largement « reconnus ») n’ont pas cherché à prendre au piège leurs sujets, bien au contraire. C’est peut-être justement pour cela que leur documentaire est aussi corrosif...
En somme, si ce documentaire livre une parole rare et relativement libre des patrons, force est de constater qu’un certain décalage subsiste malgré tout entre le discours et la pensée. Certains lapsus (mais en sont-ils vraiment ?) peuvent ainsi être repérés. Comme lorsqu’Alain Gomez parle de « critères objectifs, c’est-à-dire économiques » ou que Jacques Lemonnier déclare qu’ « il faut que chaque personne de l’entreprise apprenne à reconnaître son chef ». Cela rappelle la difficulté à enquêter auprès de dominants fortement dotés en capital culturel . Reste que le film de Gérard Mordillat et Nicolas Philibert (utilement complété sur le Dvd par un entretien récent avec les réalisateurs et donc une analyse du film par Frédéric Lordon) est particulièrement riche d’enseignements. Le dernier n’étant sans doute pas qu’une telle entreprise consistant à faire parler aussi librement les douze apôtres du capitalisme français ne serait sans doute plus réalisable aujourd’hui...
Gérard MORDILLAT et Nicolas PHILIBERT - Editions BLAQ OUT
SYNDICALISME SPECIFIQUE A L'EPREUVE DU
MANAGEMENT ![]()
Des cadres A et B et des agents de maîtrise qui ne se retrouvent pas dans le management actuel, qui contestent la « culture d’entreprise » dans les collectivités et les mises en
concurrence, qui veulent prendre leur place dans le combat syndical… De tout cela il fut question au Conseil national de l’UFICT-CGT, les 8 et 9 novembre derniers.
Gilbert MAYER - Publics - N° 56 Octobre 2007- Le journal de l’Ufict-Cgt Union fédérale des ingénieurs, cadres, techniciens et agents de maîtrise
Fédération CGT des services publics territoriaux
INTENSITE DU TRAVAIL ET TRAJECTOIRE
PROFESSIONNELLE : LE TRAVAIL INTENSE EST-IL SOUTENABLE ? ![]()
Au total, si l’intensité forte du travail ne semble pas avoir d’effet uniformément néfaste sur les carrières, elle paraît bien associée à une plus grande incertitude et à une polarisation marquée
des trajectoires. Ces résultats font écho au lien positif observé entre intensité et souffrance au travail (Baudelot et al., 2003). Et si le travail lui-même crée de l’insécurité, aucun
dispositif d’encadrement du marché du travail n’est susceptible de protéger efficacement les individus. Plus largement, ces résultats nous semblent poser la question du caractère soutenable des
organisations de travail intensives non pas seulement
pour les individus, mais pour la société dans son ensemble.
Thomas AMOSSE - Michel GOLLAC - CEE - Septembre 2007
PROPOSITION DE RÉSOLUTION
TENDANT A CREER UNE COMMISSION D'ENQUETE EN VUE DE RECHERCHER LES CAUSES DES SUICIDES DANS LE MONDE DU TRAVAIL ![]()
Par un abominable paradoxe, des travailleurs, des citoyens se donnent la mort dans le lieu même où ils devaient gagner leur vie. Au respect que nous leur devons, à celui que nous devons à leurs
familles et à leurs amis douloureusement éprouvés, doit s’ajouter l’extrême attention qu’il nous faut porter à tous
ceux que ces drames bouleversent et questionnent. Aux travailleurs et aux travailleuses, qui ne doivent pas entrer dans leurs bureaux ou dans leurs ateliers avec le sombre pressentiment que leur
travail et le suicide peuvent y avoir partie liée. Aux jeunes qui viennent d’entrer dans les entreprises ou qui se préparent à le faire, et qui ne pourraient envisager leur avenir de façon
sereine s’ils voyaient leurs aînés plongés dans ce climat d’angoisse diffuse. À toutes les citoyennes et à tous les citoyens qu’un tel état de choses blesse et révolte, la représentation
nationale doit, outre ce respect, de s’informer de façon complète et précise sur tous les aspects de la vie au travail qui peuvent contribuer à de tels drames ou les provoquer.
Groupe gauche démocratique et républicaine - Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 23 juillet 2007.
PROPOSITION DE LOI VISANT A
AMELIORER LA SANTE AU TRAVAIL DES SALARIES ET A PREVENIR LES RISQUES PROFESSIONNELS AUXQUELS ILS SONT EXPOSES ![]()
Indiscutablement, les obstacles structurels à la construction d’une politique de prévention des risques professionnels persistent durablement et pour
cause... La présente proposition de loi ambitionne donc de lever ces verrous et de repenser les conditions de travail et par là même, Le Travail, à la lumière des impératifs incontournables de la
santé au travail et du sens du travail.
Sénat - Groupe PCF - Annexe au procès-verbal de la séance du 23 octobre 2007
" NI VU,NI
CONNU, JE T'EMPOISONNE " ![]()
Les travailleurs migrants victimes des pesticides sont les oubliés du Grenelle alors que se profile le "prochain scandale de l’amiante".
Sonya FAURE - Revue MOUVEMENTS - Octobre 2007
LE MARCHE DE RESURGENCES :
GUYANCOURT ![]()
Guyancourt. Guyancourt et ailleurs. Le malaise - le malheur - qui, depuis une vingtaine d’années, ne cesse de grandir dans les entreprises n’est ni la somme ni la conséquence de difficultés
repérables et repérées. Les insatisfactions et les colères touchant aux salaires, aux horaires, à la promotion, aux contrats, à la précarité, à la formation, aux problèmes de sûreté et de
sécurité, etc. ne suffisent ni à le provoquer ni à l’expliquer. La preuve en est qu’il atteint de la même manière des travailleurs régis par des statuts très différents ; que les salariés des
entreprises publiques n’y échappent pas plus que ceux du privé ; que les cadres en éprouvent autant, et parfois plus que d’autres, la morsure ; que certains hiérarchiques de très haut rang sont
parfois sur le point de s’en expliquer. Le travail moderne blesse. Il peut même tuer. Le titre du film récent dit tout : « Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés. » Il faudra très
peu de temps pour que les mêmes causes produisent, presque mécaniquement, les mêmes effets dans les pays où les délocalisations vont porter les mêmes principes.
RÉSURGENCES, le site de Jean SUR
LES CAHIERS SMT N°22
ASSOCIATION SANTE ET MEDECINE DU TRAVAIL ![]()
- Violences contre soi, Violences de l’organisation du travail
- Précarité, la banalisation. Enjeux pour la santé et la sécurité
- Pratiques professionnelles cliniques pour agir
- L’examen du corps en médecine du travail
- Évaluation des Pratiques Professionnelles
Novembre 2007
BLOG FORUM : SANTE TRAVAIL ![]()
Animé par EMERGENCES, consacré aux questions de « Santé/Travail », notamment dans la période, aux négociations ouvertes par le Gouvernement sur ce dossier.
REVUE TRAVAILLER ![]()
"Travailler" se veut une revue au service de la délibération, ouverte aux débats, mais fermement argumentée du point de vue théorique. L’éventail des articles est donc large puisque sont publiées
des contributions émanant de toutes les branches des sciences humaines aussi bien que des sciences de l’ingénieur ou des sciences médico-biologiques, dans la mesure où, traitant du travail ou de
l’action, elles n’assignent pas à la souffrance et au sujet qu’un statut d’accessoire décoratif, mais leur accordent une place significative, étayée à des références explicitement situées.
Revue Internationale de Psychopathologie et Psychodynamique du travail
Le projet de Grand ensemble est de faire exister des films qui rendent compte des réalités sociales dans leur complexité, aussi bien à travers des activités de production que de diffusion. L’association privilégie les dispositifs d’atelier, ou de création partagée qui sont des moyens respectueux et efficaces d’approche et d’écriture des réalités sociales. Grand ensemble, qui prend en compte les différentes dimensions de l’activité filmique inscrit son activité dans le champ du tiers secteur économique. Ainsi elle propose une offre de service et en appelle aussi à des soutiens publics pour être en mesure d’assumer toutes les dimensions de son projet. Grand ensemble engage, avec des professionnels et avec des personnes de la société civile concernées par cette question de la représentation par l’image, une réflexion sur un label de production éthique dans le champ de l’audiovisuel.
Quatorze films réalisés entre 1967 et 1974 par les groupes Medvedkine. Six heures de films, documentaire passionnant sur la fin flamboyante d’une certaine utopie prolétaire. Six heures et sept années où les travailleurs se réapproprient le cinéma, détourne son instrumentalisation bourgeoise, transforment un outil pour « abrutir les masses » en témoignages de leur vie.
Dvd.Classik
Men At WorkCompagnie Octavio et Eugène Durif
Le 29 janvier à 20 H30
La Merise – Place des Merisiers – 78190 Trappes
Réservations : 01 30 13 98 51
Un grand cabaret du monde de l’entreprise où s’entrechoquent la parole et le visuel, le théâtre et la danse pour construire au final un diaporama du travail au XXIe siècle.
L’usine Alcan de Neuf-Brisach près de Colmar produit des bandes et des tôles d’aluminium. Elle fonctionne 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 et 1 700 personnes y travaillent.
C’est de cet environnement que s’inspire la compagnie Octavio pour la nouvelle création centrée sur le monde du travail. Plusieurs jours passés près des laminoirs, de jour comme de nuit, l’observation de la transformation de la matière brute en produits usinés, la rencontre avec les différents acteurs de l’entreprise (opérateurs, cadres supérieurs…) ont été autant d’expériences et de rencontres qui nourrissent Men at work.
De ce travail de «collectage» sont nées des scènes visuelles burlesques ou réalistes entrecoupées de scènes du quotidien écrite par l’auteur de théâtre Eugène Durif.
Qu’est-ce que le travail en 2007? L’entreprise modèle existe-t-elle?
De façon drôle, poétique ou incisive, les Octavio questionnent la place du travail et sa dimension humaine aujourd’hui.
Tout ceci teinté de cet humour corrosif où le rire se retourne souvent contre lui-même !
Ce spectacle a été rendu possible grâce à Alcan et avec le soutien de la Fondation Daimler-Chrysler et Groupe Etoile68 Haut-Rhin VI.
Pour plus d'informations :
Atelier du Rhin
La Merise
Compagnie Octavio
Venir à Trappes
> PAR LE TRAIN :
Départ de Paris Montparnasse (direction Rambouillet) ou RER de La Défense (direction La Verrière), arrêt Trappes (30mn environ).
Le Grenier à Sel se trouve à une minute de la gare, par la rue Pierre Sémard.
La Merise : Bus 417B, arrêt Les Merisiers (5 mn environ)
> PAR LA ROUTE DE PARIS :
Autoroute A13 (ou A86 depuis une banlieue sud ou est), puis A12 vers Saint-Quentin-en-Yvelines – Trappes, puis RN 10
Le Grenier à Sel : 1ère sortie Trappes Centre Jaurès
La Merise : 3ème sortie Trappes Centre Les Merisiers, puis fléchage La Merise.
Bobines
sociales 2008
1er, 2 et 3 février au studio l'Ermitage, Paris 20eme
Vendredi 1er février
21h00 - Yu
Manon Ott (2007 - Documentaire - 27' - Les yeux dans le monde)
Filmée pendant plusieurs mois, Yu, jeune migrante birmane est en quête d'asile. Le barrage de la langue et son isolement dessinent des tensions entre les rêves qui
l'ont menée jusqu'en France et la réalité de son parcours.
Silence dans la vallée
Marcel Trillat (2007 - Documentaire - 82' - Compagnie des Phares et Balises)
En octobre 2006, la dernière grande forge d'estampage de Nouzonville dans les Ardennes était liquidée après avoir été pillée par ses repreneurs américains. Un exemple parmi tant d'autres du passage brutal du capitalisme familial et industriel à un capitalisme financier et mondialisé.
Débat avec le réalisateur Marcel Trillat
Samedi 2 février
Beau comme un camion
Antony Cordier (1999 - Documentaire - 42' - La Femis)
« Dans ma famille, il n'y a que des ouvriers ». Né dans une famille d'ouvriers, Antony Cordier est le premier à avoir fait des études, à s'en être sorti... Mais se sortir de quoi ?
Pourquoi, finalement, ne faut-il pas dans la vie « faire ouvrier »? Et quel est le prix à payer ?
17h30 - Fils de Lip
Thomas Faverjon (2007 - 50' - TS Productions)
À trente ans, l'âge du conflit Lip, le réalisateur revient à Besançon. Il dresse le bilan de cette lutte ouvrière, en donnant la parole à ceux qu'on n'a jamais entendus, « les sans
voix », dont ses propres parents qui vécurent la fin du conflit comme un drame douloureux. Consacré au deuxième conflit Lip, le film apporte un éclairage nouveau sur cet épisode.
Débat avec le réalisateur.
Dimanche 3 février