APPEL A COMMUNICATIONS
Colloque international transdisciplinaire
FILMER LE TRAVAIL, FILM ET TRAVAIL
Université de Provence
Laboratoire d'Etudes en Sciences des Arts (LESA)
Laboratoire Méditerranéen de Sociologie (LAMES)
Laboratoire de Sociologie du Travail (LEST)
Aix en Provence, 21, 22, 23, 24 Novembre 2007
Important : Les propositions (une page maximum) doivent être adressées avant le 15 Mai 2007 à l'attention Présentation de la manifestation
Ce colloque s'adresse autant aux chercheurs en sciences humaines et sociales qu'aux spécialistes du cinéma et de la télévision, dès lors qu'ils s'interrogent sur les représentations du travail par l'image, ou qu'ils produisent eux-mêmes ces représentations à des fins d'analyse scientifique, voire de communication plus large. Il concerne donc également les chercheurs-cinéastes ou cinéastes-chercheurs du moment que leur démarche croise l'objet travail et l'approche filmique. Nombreux sont en effet ceux qui ont recours aux images pour rendre compte du monde du travail, attester de ses réalités, tenter de le comprendre et de l'analyser.
Films documentaires, films de fiction, films scientifiques sont autant de témoignages de faits sociaux auxquels chacun se confronte. Qu'il s'agisse de montrer ou de démontrer, toutes les interrogations des chercheurs et des réalisateurs, comme les pratiques qui les sous-tendent, font débat autour de deux questions centrales : "qu'est-ce que filmer le travail ?", "qu'est-ce qu'on filme quand on filme le travail ?".
L'appréhension du travail et a fortiori son analyse passent par une multitude de rencontres : rencontre physique des opérateurs entre eux bien sûr, rencontre de l'opérateur et de la tâche qu'il a quotidiennement à exécuter, mais rencontre aussi d'un ensemble de composants subjectifs relatifs aux valeurs, à l'histoire, au vécu par chacun du lieu, du collectif. Autant d'éléments qui créent une dynamique singulière et complexe rendant délicate toute tentative de circonscrire l'objet travail, tant il est vrai qu'il déborde toujours ''l'ici et maintenant'' de sa manifestation concrète. Face à cet objet multi-référentiel, les chercheurs peuvent recourir à des approches micro- ou macro-analytiques, mono- ou pluri-disciplinaires. Ils ne peuvent en tous cas considérer le travail sans prendre en compte l'ensemble des entités en présence (opérateurs, tâches, lieux, activité globale…), qui sont à la fois autonomes et liées entre elles. Les cinéastes documentaires sont confrontés aux mêmes questions : l'immédiateté des situations ne prend sens que dans l'inter-dépendance et l'inter-relation des enjeux. Dans le cadre fictionnel les images de travail, qu'elles soient banales, mornes, ou spectaculaires, prennent sens lorsqu'elles s'inscrivent dans une perspective (figurative, politique…) déterminée.
Contributions attendues
Quatre axes de réflexion sont proposés, qui doivent permettre la diversité et la complémentarité des approches.
Premier axe : le statut accordé à l'image vidéo et cinéma, dans et pour la recherche. Qu'apporte-t-elle de plus que les supports habituels à l'étude des situations et des activités de travail ? A quoi sert l'image : à témoigner, observer, illustrer, décrire, analyser ? Autant de procédures qui se positionnent entre monstration et démonstration et soulèvent de nombreuses problématiques d'ordre technique, méthodologique, théorique, épistémologique, mais aussi esthétique et éthique.
Deuxième axe : les représentations du travail par le documentaire et par la fiction. Le colloque sera l'occasion d'une réflexion sur la production audiovisuelle disponible aujourd'hui dans ce domaine, son évolution au cours des dernières années, sa diffusion et sa place dans le paysage médiatique. S'il est courant en effet de rendre compte des situations de travail par le biais de témoignages, entretiens, ou commentaires, qu'en est-il du statut de ces images, en termes de standards télévisuels notamment ?
Troisième axe : l'utilisation des films vidéo dans et par les entreprises. Quelle médiatisation, pour quel objectif ? Filmer le travail pour qui et pour quoi faire ? Quelles sont les formes et les fonctions de la restitution aux acteurs du terrain : prise de conscience, outil de connaissance, de formation, de transformation ? Autant de questions qui impliquent une réflexion autour du statut de la commande et des contraintes qu'elle implique.
Quatrième axe : la place des travailleurs. Si le filmage peut permettre une meilleure compréhension de l'activité de travail, quelle est la place de la parole des opérateurs, quels dispositifs utiliser pour la recueillir ? A quelles conditions la prise en compte des savoirs et savoirs-faires des opérateurs s'inscrit-elle dans un processus de co-élaboration qui les positionne comme producteurs de connaissances ?
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* Chaque contribution devra s'appuyer sur des séquences filmées ou sur un objet filmique fini, représentatifs du lien entre la problématique du chercheur ou du cinéaste et l'analyse proposée.
* Le colloque se déroulera durant trois journées (les dates définitives seront fixées très prochainement). Selon la nature et le nombre des contributions, l'organisation des journées pourra se faire sous forme de communications, d'ateliers et de tables rondes.
* Le programme comportera également des séances de films avec des réalisateurs invités, et sera complété par un cycle de projections en amont et/ou en aval des journées.
Important : Les propositions (une page maximum) doivent être adressées avant le 15 Mai 2007 à l'attention
d'Alexandra Thierry, Colloque ''Filmer le travail'',
Département ''Arts du spectacle'',
Université de Provence,
29 Avenue Robert Schuman,
13 621 Aix en Provence, France,
email : cinema@up.univ-aix.fr

Usine à l'oeuvre - En Picardie
Dans le cadre de Printemps de l'industrie 2007 du CR Picardie, à l'issue des visites de l'usine Arcelor de Montataire (20, 21, 22 mars), dans des locaux des Fromagers de Thiérache du Nouvion en Thiérache (23 mars), à l’issue des visites du Familistère Godin (24 et 25 mars), nous proposons de découvrir une œuvre inattendue et vivante.
Sur chacun de ces sites industriels, La Forge propose un événement.
Trois œuvres, alliages de sons et d'images issus du recueil de matières sonores et visuelles,
de machines et de produits, de gestes et de paroles.
http://www.laforge.org
Contact : françois mairey 06 74 34 28 17
L'artiste en travailleur
Conférence / Débat : Avec l'intervention d'Oli
MARDI 20 MARS à 14H30
Les deux sociologues analysent les marchés du travail culturels et artistiques dans des études menées sous la direction de P-M. Menger, auteur notamment de Portrait de l'artiste en travailleur.
Dans les représentations actuelles issues d’une relecture de Marx ;
l’artiste voisinerait avec une incarnation possible du travailleur du futur. Il se revendique d’ailleurs souvent comme tel. Figure du professionnel inventif, mobile, indocile aux hiérarchies, intrinsèquement motivé, l’artiste, abordé ici sous l’angle de son travail, des conditions d’exercices et des spécificités de celui-ci, est également pris dans une économie de l’incertain et plus exposé aux risques et vicissitudes nés d’une concurrence interindividuelle accrue mais acceptée comme le ressort nécessaire du déploiement libre de l’imagination et des facultés d’innovation. L’une des contreparties du caractère essentiellement gratifiant des activités artistiques serait une forte instabilité des trajectoires et de la réussite professionnelles ainsi que des inégalités spectaculaires, la gloire ayant semble-t-il une forte propension à la polarisation sur les marchés dans lesquels l’artiste s’insère. L’artiste représente-t-il, avec toutes ses ambivalences, un idéal possible de l’avenir du travail qualifié, créatif, à haute valeur ajoutée – s’engager dans un métier qui est aussi une vocation impliquant de s’accommoder d’une précarité qui lui deviendrait consubstantielle ?
Avec le sang des autres – 1974 - 52'
de Bruno Muel
MARDI 3 AVRIL à 14H30 : Projection / débat
Rencontre avec le réalisateur Une descente aux enfers. Son direct et image simple, assourdissante
image. C'est là l'essentiel de l'empire Peugeot: l'exploitation à outrance du travail humain; et en dehors, cela continue. Ville, magasins, supermarchés, bus, distractions, vacances, logement, la
ville elle-même: horizon Peugeot. On parcourt le circuit, tout est ramené à la famille Peugeot. À Sochaux, autour du cinéaste Bruno Muel, de jeunes ouvriers décident de montrer leur (sur) vie, leurs
conditions de travail, leurs luttes, tout ce que l’on ne voyait pas ailleurs. Amphithéâtre - Ecole des Beaux-Arts de Valenciennes
Entrée libre – réservation conseillée
L’Odéon-Théâtre de l’Europe présente :
Base 11/19
du 8 au 31 mars 2007 aux Ateliers Berthier
conception artistique GUY ALLOUCHERIE – MARTINE CENDRE – HOWARD RICHARD
mise en scène GUY ALLOUCHERIE / cie Hendrick Van der Zee (HVDZ)
avec Lionel About, Guy Alloucherie, Frédéric Arsenault, Mathilde Arsenault-Van Volsem,Frédéric Barette, Camille Blanc, Blancaluz Capella, Martine Cendre, Didier Cousin,Alexandre Fray, Manuelle Haeringer, Dorothée Lamy, Marie Letellier, Rafael Moraes
Base 11/19 en quelques mots :
Depuis dix ans, au coeur de la région Nord-Pas-de-Calais dont il est originaire, Guy Alloucherie creuse un sillon théâtral très singulier. Danse, acrobatie, improvisation, effets vidéo composent des spectacles qu’il revient au public d’interpréter activement. Cette diversité des moyens est mise au service d’un mode d’enquête et d’engagement social.
"Base 11/19, c’est d’abord un nouveau spectacle de cirque. Une accumulation de matériaux : textes, musiques, sons, improvisations, solos, duos, chorus, images, techniques de cirque. De ces matériaux naîtra, au fur et à mesure de la recherche, une histoire particulière…
Celle d’un groupe d’artistes installés dans un ancien site minier, le 11/19. Pas une histoire, mille histoires. Pour parler d’un combat, d’une volonté de créer ensemble de nouvelles formes d’art, en lien avec les populations des cités ouvrières au centre desquelles se trouve le 11/19. « Pour changer le monde, » comme dirait Marx, et « changer la vie, » comme dirait Rimbaud. "Guy Alloucherie
Autour du spectacle :
Rencontre à l'issue de la représentation
Le jeudi 15 mars 07
En présence de Guy Alloucherie, le metteur en scène, et de l’équipe artistique.
Entrée libre - Ateliers Berthier / Renseignements et réservations au 01 44 85 40 90 ou servicerp@theatre-odeon.fr
Cinéma Mk2 Hautefeuille
Fabriquer / regarder le monde Une programmation en matinée autour du spectacle Base 11/19 de Guy Alloucherie
A l’ouest des rails de Wang Bing,
Pour mémoire (La forge) de Jean-Daniel Pollet,
La fonte d’Otar Iossseliani
A partir du 14 mars en matinée (le week-end) Tarif : 5,60€ – Renseignements 08 92 69 84 84 (0,34€ la mn) - www.mk2.com
Mk2 - 7 rue Hautefeuille Paris 6e - M° Odéon
Karine Lhemon
Du mercredi 21 mars 2007 au jeudi 5 avril 2007
Photographie
CHAMPIGNY SUR MARNE
Photo-témoignages.
Les photographies de Karine Lhémon sont issues d’un projet qui a vu le jour sous le format du livre Objets-chômage, publié à l’initiative de l’association Solidarité nouvelle face au chômage.
Ces photos "révèlent l’univers dans lequel se trouvent aujourd’hui plus de 2 millions d’hommes et de femmes, marginalisés par une société qui les ignore".
Du mercredi 21 mars au jeudi 5 avril 2007 :
- Du lundi au samedi de 08:30 à 11:30
- Du lundi au mercredi de 13:30 à 17:30
- Vendredi de 13:30 à 16:30
Tarifs d'entrée :
- Gratuit