REGARDS SUR LE TRAVAIL / 8du 10 au 30 mars 2006 à Bruxelles
Espace Delvaux - Cinéma Arenberg - Musée du Cinéma
La Fonderie - La Soupape - La Maison du Livre
En plus d'être les témoins des enjeux contemporains du monde du travail, les films proposés sont avant tout des rencontres humaines, des histoires individuelles ou collectives, fruit du travail de cinéastes partis à leurs rencontre, avec la caméra comme outil et le cinéma comme geste. Le travail, en images et en questions. Celui qu'on cherche, celui qu'on trouve, celui dont on rêve, celui qu'on aimerait quitter, celui auquel on a droit, celui qu'on refuse, celui qu'on défend, celui qui change tant, celui qui nous fait souffrir. Celui qu'on subit ou celui qu'on a choisi, celui de nos parents, celui de demain, l'invisible, l'intangible, celui qui a déjà disparu.
PROGRAMME COMPLET, PLUS D'INFO: 02 538.17.57 ou 0495 434259
contact@leptitcine.be - www.leptitcine.be
Les axes de programmation de cette année:
La discrimination à l'embauche
Le travail dans l'industrie agro-alimentaire
Les luttes paysannes
La souffrance au travail
Le travail clandestin
L'esclavage domestique
Le travail d'artiste de femmes d'origine maghrébine
La militance syndicale
Le travail à la chaîne
Le paysage industriel et les friches
Le travail des reporters radio de 'Là Bas si j'y suis'
Des écrivains face aux mutations du travail
Hommages à Vittorio De Seta et à Joris Ivens.
Les films
Le plafond de verre (Yamina Benguigui)
Ma vie est mon vidéo-clip préféré (Show-Chun Lee)
La femme seule (Brahim Fritah)
De quoi demain sera fait (Jaco Borzykovski)
Notre pain quotidien (Nikolaus Geyrhalter)
Nijnok (Leo Wentik)
Paysan et Rebelle (Christian Rouaud)
La vie autrement (Loredana Bianconi)
Mon diplôme c'est mon corps (Sophie Bruneau et Marc-Antoine Roudil)
Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés (Sophie Bruneau et
Marc-Antoine Roudil)
Avec la Sang des Autres (Bruno Muel)
Paysage fer (François Bon, Fabrice Cazeneuve)
Hommage à Vittorio De Seta (10 films)
Hommage à Joris Ivens (9 films dont 3 films redécouverts récemment)
Ecoute radiophonique
Quand "Là-Bas si j'y suis" parle du travail... Ecoute d'extraits de Là-bas si j'y suis consacrés au travail et rencontre avec Olivia Gesbert et François Ruffin (reporters radio).
Littérature
Rencontre littéraire entre Pascale Fonteneau (Jour de Gloire) et François Bon (Daewoo) et lecture/projection de François Bon autour du projet 'Paysage Fer'.
Les invités
Brahim Fritah (cinéaste), Sophie Bruneau & Marc-Antoine Roudil (cinéastes), Loredana Bianconi (cinéaste), Amina Bakkali, Farida Boujraf, Hayat N'Ciri, Madiha Figuigui (artistes), Olivia Gesbert et François Ruffin (reporters radio), Christian Corouge (ouvrier et militant syndical, membre du groupe Medvedkine), Bruno Muel (cinéaste), Michel Pialoux (sociologue), François Bon (écrivain), Pascale Fonteneau (écrivaine), Estelle Kreszlo (chercheuse à l'ULB), Bert Hogenkamp (historien du Cinéma), Suzanne Beer (FeBISP), Mourad de Villers (Observatoire bruxellois du marché du travail et des qualifications), Michel Vanderkam (Centre pour l'Egalité Des Chances et La Lutte contre le Racisme), Carole Moné (Mission Locale d'Ixelles), Erik Nyindu
(Télébruxelles), Jacques Borzykowski (cinéaste), Des membres du groupe Liberté et Tolérance.
Evénements connexes
Sortie du film 'Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés' de Sophie Bruneau et Marc-Antoine Roudil le 22 mars 2006
infos alter ego films 02 534 93 77
Sortie du double DVD "Les groupes Medvedkine"
www.editionsmontparnasse.fr
Contact presse : Javier Packer y Comyn - 0495.43.42.59 -
contact@leptitcine.be
L'Emission de télévision Centre Dramatique National de Montreuil
du 11 janvier au 4 février 2007
De Michel Vinaver
Mise en scène : Thierry Roisin
Après le succès du spectacle Top dogs la saison dernière, le Centre dramatique national de Montreuil développe à nouveau les problématiques liées au monde du travail en présentant L'Emission de télévision
De Michel Vinaver .
Une comédie de l'audiovisuel et du chômage qui réinvente la télé-réalité d'aujourd'hui, sur fond d'enquête aux relents de film noir. Sans discours idéologique, Vinaver pose avec humour la violence complexe de notre réalité sociale.
En écrivant cette pièce en 1987, Michel Vinaver, ancien PDG de Gillette, devient spécialiste visionnaire des dérives et torsions de la « modernité ». Comme dans la plupart de ses pièces, on retrouve le personnage du chômeur, figure emblématique de l'exclu. Si le chômage est devenu endémique, sa représentation reste souvent désincarnée, une déchéance souvent réduite à des statistiques. Ici, Vinaver dit les lourdes angoisses, les rêves et les douleurs, les fantasmes et les vexations, tous ces signes quotidiens qui accompagnent la perte de l'identité sociale avec l'absence d'emploi.

Dimanche 17 décembre à partir de 10h
Au Monte en l'air
Informations: http://lemontenlair.free.fr/
L'UsineDu 16 janvier au 25 février 2007 au Théâtre du Rond Point (Paris)
Du 22 au 24 mars 2007 au Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines (Montigny-le-Bretonneux)
Les 29 et 30 mars 2007 au Forum, scène conventionnée (Le Blanc-Mesnil)
"En montant L'Usine du suédois Magnus Dahlström, je retrouve des préoccupations politiques et sociales qui font échos à mes premiers spectacles, notamment Sladek, soldat de l'armée noire de Ödon von Horvàth.
L'Usine est un texte violemment contemporain. Il ébranle nos certitudes, souligne notre impuissance à vivre et à nous battre dans un monde en perdition.
En décrivant le quotidien d'un groupe d'hommes et de femmes, employés dans une usine sidérurgique, Magnus Dahlström fait ¦uvre d'entomologiste. Dans un huis clos affolant de vérité, il dit la violence des rapports humains régis par un ordre social impitoyable. Entre les hommes et les femmes, entre les "forts" et les "faibles", la guerre est là, sous-jacente, omniprésente.
L'humanité est impuissante face à cette énorme machine, cette "usine" qui donne son titre à la pièce et qui absorbe les humains, patrons comme ouvriers, à son profit. L'Usine traduit magnifiquement la fin des utopies, cristallise le doute de nos démocraties capitalistes fragilisées.
La force du texte réside dans son refus de tout angélisme. Les personnages sont gouvernés par des pulsions d'une violence inouïe, proche de l'animalité, nous abandonnant à notre désarroi. La forme est immédiate, brute, démunie de toute fioriture. Pour Magnus Dahlström, il s'agit tout simplement de dire, dire les faits sans masquer la vérité. Mais, et c'est ce qui le différencie d'une Sarah Kane par exemple, Magnus Dahlström n'est pas uniquement un désespéré. Son écriture est empreinte d'une magnifique humanité, d'une ironie souvent apaisante, d'un humour salvateur.
L'Usine est le refle t de notre monde. Magnus Dahlström ose l'affronter.
C'est la première fois que j'aborderai un texte vraiment contemporain. Pour moi, c'est une chance, une chance de dire le monde tel qu'il est aujourd'hui, de tenter de le comprendre. Enfermés dans l'Usine, les personnages sont comme des jouets abandonnés par leur propriétaire. Ils évolueront dans un espace épuré, clos, fait de tôle froissée, sans accessoire, évoquant la machine dans tout ce qu'elle a de vide et de froid.
Dans cette pièce inhumaine, ce ventre non-maternel se débattent, privés de guide, John, Léna, Sven... Entre eux, il se passe beaucoup de choses, un secret les relie.
Cette force des personnages, il faudra la rendre par le jeu des acteurs. Ils sont au centre de la pièce. En choisissant, pour une grande part, des acteurs qui se connaissent et qui me connaissent bien. Je nous offre un espace de liberté, un laboratoire des rapports humains. Mais je veux éviter tout naturalisme, tout "réalisme psychologique". Il s'agit de rendre avant tout le concret des rapports et des situations, concret qui souligne la tristesse de la condition humaine".
Jacques Osinski
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Biographie > Compagnie La Vitrine
Biographie > Jacques Osinski
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Scénographie : Lionel Acat
Costumes : Christophe Ouvrard
Lumières : Catherine Verheyde
Collaboratrice artistique : Marie Potonet
Avec Michel Baudinat, Christine Brücher, Vincent Berger, Grétel Delattre,
Sonia Floire, Alice Le Strat, Eric Petitjean, Thomas Rathier et Arnaud Simon
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Production : Compagnie La Vitrine, conventionnée par le ministère de la Culture ; Drac Île-de-France,
Coproduction : MC2 Grenoble, Théâtre du Rond Point à Paris ; Arcadi (Action régionale pour la création artistique et la diffusion en Île-de-France)
La Fondation de France soutient la rencontre entre auteurs contemporains et jeunes metteurs en scène
Avec le soutien du JTN (Jeune Théâtre National)
16 janvier > 25 février 2007 / Théatre du Rond-Point
2 bis, avenue Franklin Roosevelt - 75008 Paris - Location : 01 44 95 98 21
http://www.theatredurondpoint
22 > 24 mars 2007 / Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines
Place Georges-Pompidou - 78180 Montigny-le-Bretonneux - Location : 01 30 96 99 00
http://www.theatresqy.org
29 > 30 mars 2007 / Le Forum, scène conventionnée
1-5, place de la Libération - 93150 Le Blanc-Mesnil - Location : 01 48 14 22 00
http://www.forumculturel.asso
Quand l'art rencontre l'industrie est un collectif d'artistes et d'associations de Valence qui oeuvre pour montrer l'art dans des lieux inhabituels et vivants, pour permettre la rencontre désacralisée entre les publics et les artistes, entre les différents champs sociaux et professionnels.Le Collectif Quand l’art rencontre l’industrie est un melting pot issu du hasard, conçu sans préméditation, assemblé au grand bonheur de l’action, la découverte mutuelle et la coopération d’acteurs inattendus.
Il est délicatement dosé d’individuel et de collectif, avec des créateurs d’art, des artistes de la logistique, des magiciens de la convivialité, un ou des hôtes enthousiastes.
Il a encore un statut informel et une identité multiple, mais tout le monde se reconnaît dans cette diversité, cet engagement de rapprocher l’art des autres activités humaines. Exit donc le décor trompe l’œil, vive la réalité vivante. Ainsi, le collectif investit les lieux mêmes du travail, de la transformation des matières ; des lieux où l’on vit, que l’on traverse au quotidien. C’est pourquoi son intervention est éphémère, il expose le week-end, rencontre et fait découvrir l’art et certains milieux de travail à qui veut. Mais il n'est pas là pour gêner l’activité et il rend l’outil de travail pour remettre l’ouvrage sur le métier le lundi revenu.
Ensuite, sa mise en scène de l’événement a pour but de faire oublier aux visiteurs qu’ils sont venus pour consommer quelque chose comme de la culture. Le collectif décale l’espace et le sens pour les muer en acteurs conscients. Ils peuvent alors exprimer, rire, participer, se fondre dans un mouvement collectif de création spontanée d’une culture de la rencontre.
Mais alors qu’y a-t-il là-dessous, si jamais ces mots vous sonnent encore creux, fades ou faussaires ?
Eh bien, il ne se trouve que de l’engagement sincère, sans soutien extérieur, ni revendication particulière, avec un budget au petit bonheur, beaucoup d’investissement en temps et en réseau, avec un enthousiasme que l’on parvient à faire partager.
On recense aussi pas mal d’énergie individuelle et collective, de l’audace, de l’imagination, des rencontres, et la confiance prépondérante d’une personne ou d’une équipe qui accepte et participe à l’accueil d’une manifestation artistique et festive sur son espace de travail et/ou de vie.
Blog: http://collectif-art.industrie.over-blog.org