Et voilà le travail ! Expo photo jusqu'au 30 septembre 2007 à Aix-en-Provence

Publié le par les sourires

Usine Crevette #2, 1998Et voila le travail !

Du 13 juillet au 30 septembre 2007
Galerie d’art du Conseil Général des Bouches-du-Rhône (Aix-en-Provence)


Photographies de Henri Cartier Bresson, Lewis Wickes Hine, Ed. Weston, Kosal Pisey, Nicolas Faure, Claire Chevrier, David Mozziconacci, Yto Barrada, Olivier Metzger et Pierre Huyghe

Cette exposition a pour objectif de faire découvrir des œuvres dans lesquelles sont montrées à la fois des personnes dans des situations directement liées au travail, sur les lieux mêmes où ce dernier s’effectue, et, par ailleurs des objets mettant en valeur des productions entretenant avec telle ou telle variété de travail une relation originale et spécifique.

Ainsi, l’exposition permettra de rappeler une évidence trop souvent oubliée, que le travail n’étant pas le même pour tous, quiconque veut le montrer ne peut se limiter à souligner la beauté des gestes des hommes ou des femmes qui l’accomplissent (laquelle, pour autant, n’est pas une pure fiction à coloration idéologique). Elle soulignera en sens inverse que tout travail n’est pas forcément une punition ; quand bien même il s’y apparente, des échappatoires existent lesquelles, de manière discrète, trouvent intelligemment leur forme et leur lieu sous le signe même du travail.


« sans titre », 2007
© Olivier Metzger

Seront donc exposés côte à côte, des dessins, des objets, des vidéos, des photographies. Certaines de ces « œuvres » montrent le travail, parlent en son nom ; d’autres ont été conçues par des artistes ou bien par des « travailleurs » mais dans une perspective en léger décalage par rapport à la stricte définition de leur activité. En effet, quels que soient leurs auteurs, ces objets de même que certaines parmi les images présentées, ont été fabriqués et créés dans des lieux de travail selon des processus de pensée irréductibles à ceux régissant le caractère obligatoire et contraignant du travail. Ils s’inscrivent donc dans un entre deux, contestant silencieusement le fait que le réel soit assigné à résidence et refusant que le présent soit tributaire d’un hypothétique futur. Dans la brèche ouverte entre ces deux repères, la fantaisie et la poésie ouvrent le temps et l’espace à une possible utopie qui allège le travail du poids de la nécessité.


Et voila le travail !
Usine Crevette #2, 1998
© Yto Barrada

Commissaire de l’exposition : Laetitia Talbot.

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