Pih-Poh présente :
Transport
d’après L’Etabli de Robert Linhart.
En 1968, Robert Linhart, philosophe et militant, tente l’expérience du travail à la chaîne en s’engageant comme ouvrier à l’usine Citroën de 2 CV : il devient “établi”.
Dix ans plus tard, Robert Linhart écrit, dans une langue abrupte, le récit de ses sensations face à la violence et à l’automatisme de l’usine : « L’établi » devient un livre de référence.
L’Etabli aujourd’hui, c’est effectuer un travail d’histoire qui dit au spectateur : souvenez-vous il y a 35 ans. Mais c’est surtout s’interroger sur le travail aujourd’hui. Le spectacle met en regard deux types de travailleurs : celui qui se confronte aux machines-outils et à la tôle des voitures, celui qui fait face à un ordinateur, transformant le monde grâce à des logiciels. Extrait de presse : Article paru dans “Le courrier français” le 12 mai 2006 : Extrait du texte “Et quand l’usine ronronne, et que les fenwicks foncent dans les allées, et que les ponts lâchent avec fracas leurs carrosseries, et que les outils hurlent en cadence, et que, toutes les quelques minutes, les chaînes crachent une nouvelle voiture que happele couloir roulant, quand tout cela marche tout seul et que le vacarme cumulé de mille opérations répétées sans interruption se répercute en permanence dans nos têtes, nous nous souvenons que nous sommes des hommes, et combien nous sommes plus fragiles que les machines. Frayeur du grain de sable.” L’Etabli, Robert Linhart, Editions de minuit, 1978
Prolongements artistiques et ludiques Pour plus d'informations :
Ida Tesla met en scène Julien Barot pour donner corps et voix à ce jeune homme, qui affronte l’épreuve de l’assujettissement quotidien des corps et des esprits aux cadences imposées et aux bruits assourdissants des machines. Projetées sur un écran, les destinées des 2 CV, tracées en direct par le story-boarder, Amaury Brumauld : une métaphore spectaculaire du processus de fabrication et de consommation. Alchimie à la fois simple et singulière, cette création proposée comme une superposition de signes, a pour sujet essentiel, l’homme : charnel et pensant, fragile et insoumis. L’utilisation des nouvelles technologies en direct donne un traitement ludique à un sujet sérieux. Le comédien joue avec les mouvements du travail en interaction avec le trait du dessinateur. Le spectacle est accessible à tout public à partir de 14 ans.
« Démarche originale de la compagnie Pih-Poh qui, avec un texte d’un sociologue, a su faire un spectacle théâtral où l’abrupt du texte est compensé par un visuel poétique. Le choc d’un spectacle militant où le visuel apporte une bouffée d’imaginaire nécessaire pour supporter une « tranche de vie » très dure. Rien de réaliste dans la gestuelle imposée par Ida Tesla à son comédien solitaire, mais plutôt une sorte d’ébauche de chorégraphie qui ajoute à ce spectacle une onde. En corollaire, on est passionné par le travail sur scène du story-boarder Amaury Brumauld. De derrière son ordinateur, il projette en direct, sur grand écran, la naissance des 2CV. De quoi constituer un décor avec une pointe de réalisme poétique. Le côté Bédé de cet ajout magique aide le spectateur à entrer dans un monde entre rêve, cauchemar et réel qui constitue une sorte d’attirante alchimie » P.Martinet
Des prolongements que nous proposons au spectacle, en fonction de nos compétences, se déclinent sur trois plans : raconter son expérience, réinventer le corps et les mots du travail, lire et fabriquer des images pour partager sa vision :
- Des discussions ouvertes sur les expériences de chacun.
- Jouer à réinventer son expérience
- Découverte des coulisses du cinéma
- Pratique du cinéma
Pih Poh
12 rue de la Bazoche
37000 Tours
02 47 47 12 76 / 06 32 41 26 06
pihpoh@free.fr